Sérényssime Empire d'Ys Index du Forum Sérényssime Empire d'Ys
Micronation virtuelle francophone
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Conférence sur la régionalisation zollernoise

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Sérényssime Empire d'Ys Index du Forum -> Vie publyque -> L'Universyté Sérényssime -> Bibliothèque Universitayre -> Archives universytayres étrangères
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Grand Maître de la GLU
GLURAAA

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2016
Messages: 404
Masculin

MessagePosté le: Lun 5 Juin - 00:06 (2017)    Sujet du message: Conférence sur la régionalisation zollernoise Répondre en citant

Citation:
La régionalisation zollernoise


Abrégé de la Conférence donnée par S.A.I. le duc de Wilhelstadt,
Professeur titulaire de la Chaire de Science Politique,
dans l’Amphithéâtre Royal de l’Université le 21 janvier 2004 à 15h00.



La récente décision du gouvernement du duc de Wilhelstadt de relancer le développement culturel, économique et politique du Grand-Duché par la mise en place de Gouverneurs à la tête des six provinces historiques du pays n’est pas sans poser des difficultés sérieuses à l’observateur et à l’intellectuel. En effet, la question de la régionalisation constitue une véritable problème au sein des micronations, car en même temps qu’elle entend développer une niveau inférieur de vie politique (au sens large) elle fait courir le risque d’une érosion de la communauté des citoyens voire l’émergence d’un péril séparatiste. (…)
Dans quelle mesure la régionalisation – ou la provincialisation – zollernoise peut-elle constituer une alternative au phénomène de plafonnement de l’activité du pays, et quels sont ses limites ou ses dangers ?
Afin de répondre à cette question, et à d’autres qui en découlent, il conviendra de s’intéresser d’abord aux sources historiques et politiques de cette régionalisation. On tentera de voir par la suite quels peuvent être les résultats positifs d’une telle politique et d’en remarquer les limites et les risques.

I – La double source de la Régionalisation : Provinces et Vie en société

La politique de régionalisation n’est pas sortie de nulle part, elle prend en effet ses sources dans un double phénomène historique et politique qu’il convient de mettre en lumière.

1) Les provinces à l’origine du Grand-Duché
Tentons d’abord d’apporter une réponse à la question suivante : d’où vient le Grand-Duché ? Les historiens se sont accordés depuis des décennies, quelque soient leurs écoles de pensées, à montrer que la naissance du Grand-Duché s’est fondée sur une « fédération » de six provinces historiques, de six duchés. Les paradigmes historiques divergent en revanche, sur cette question de la fédération. Pour les uns, c’est une opération quasi-messianique qui a été réalisée par l’association, librement consentie, voire contractualiste, des duchés. (…) Mais d’autres historiens comme André Caztelot se sont efforcés toute leur vie de lever le voile sur ce prétendu messianisme et de montrer comment les guerres, les conquêtes mais aussi les processus d’acculturation et la doctrine classique du cosmopolitisme wilhelmien ont influencé une volonté d’unification, largement imposée par les barons du Sud, aux barons du Nord. (…) Au-delà du débat historique, toujours ouvert, on pourra avancer que dans l’imaginaire collectif, les provinces ne sont pas des simples circonscriptions administratives, elles ont un véritable poids en tant que fondement de l’unité nationale. Résumons le ainsi, par cette formule qui prend tout son sens : « le Grand-Duché réunit des duchés ».

2) La logique politique et culturelle du développement
Deuxième logique à l’œuvre, celle-ci beaucoup plus récente, il s’agit de la volonté de diversifier l’activité zollernoise pour permettre au plus grand nombre de Zollernois de s’y impliquer. L’observation des activités des gouvernements, en particulier le dernier, nous amène à cette conclusion : la mission du gouvernement consiste à créer de l’activité. Il s’agit bien entendu de rendre le pays actif, mais il s’agit aussi de développer de nouvelles activités.(…) Voila notamment pourquoi l’économie est si importante. Et voila comment il faut entendre le développement des régions. A cela s’ajoute l’intérêt véritable du déclinement du background culturel zollernois selon chaque province, qui permet d’identifier mieux ce vaste ensemble trouble que constitue l’intérieur du territoire. Au fond, parler de régionalisation, c’est donner un autre sens à la carte, à la géographie, qu’un simple sens diplomatique. (…)
Avant d’aller plus avant dans notre raisonnement, il convient de s’arrêter sur ce terme de régionalisation. A vrai dire, il ne convient pas véritablement ; d’abord parce que les régions ne recouvrent rien au Zollernberg, on parlera de Provinces, ensuite parce que ce processus est fort différent des régionalisations connues. Pour l’heure, il ne s’agit pas d’une délégation de compétences aux gouverneurs ou à des organes locaux, les provinces n’ont été envisagées que comme des outils de développement territorial et d’activité. Néanmoins, par la commodité de ce terme, on continuera à l’utiliser, tout en ayant à l’esprit la réalité qu’il représente.

II- La dynamique régionale en question

1) Peut-on faire des provinces un moteur d’activité ?
Il est difficile de répondre de manière définitive à cette question, alors que nous ne sommes qu’au balbutiement du (re)développement des Provinces. On se contentera alors de proposer quelques pistes de réflexion.
Oui les provinces peuvent générer de l’activité, parce qu’elles peuvent créer des espaces à construire, des espaces neufs, non encore traités par le pouvoir et parce qu’elles peuvent réunir des petits groupes de zollernois qui travailleraient ensemble au développement de « leur » province. Cette manière de retendre le tissu social dans un pays qui augmente son nombre de citoyens mérite toute l’attention d’un gouvernement micronational, afin d’éviter le phénomène bien connu du plafonnement (ou cloche d’activité) qui conduit l’activité à se concentrer entre les mains des intégrés et à exclure implicitement les nouveaux arrivants. Le mouvement de plafonnement s’ensuit d’une baisse du nombre de citoyens et d’activité, non renouvelés par de nouveaux arrivants puisque peu intégrés. Et le pays s’effondre sur lui-même. (la théorie de la cloche d’activité fera l’objet d’un cours suivant).
Cependant, ce rôle ne sera pas moteur pour autant, et ne doit pas l’être. Accorder une quelconque voie d’autonomie politique aux provinces fait courir le risque d’un fission du pays explicite ou implicite et d’une prise de distance vis-à-vis du pouvoir central. Ce n’est pas un phénomène nouveau, le fédéralisme par délégation n’a jamais fonctionné dans le micromonde ou l’archipel car les pays n’avaient pas assez de citoyens ou à cause de périls séparatistes. Les Provinces peuvent être des courroies de l’activité, des relais, des agents de déclinaisons et d’intégration relayant l’activité du gouvernement à un niveau plus proche.(…)Le gouvernement restera le seul moteur d’activité.

2) Un pilotage fin
Soulignons, pour conclure toute la difficulté du pilotage gouvernemental, qui doit trouver le moyen de donner un sens à l’existence des provinces sans pour autant en faire des contre-pouvoirs locaux. La situation actuelle qui fait exister des gouverneurs simples « porte noms » et webmestres ne pourra pas durer, du moins si on veut faire des provinces de véritables canaux d’activité. Il faut développer la dimension politique des provinces sans pour autant les politiser. Il est nécessaire de trouver des tâches à faire gérer par les organes locaux afin de justifier leur existence, sans toucher aux prérogatives nécessaires du gouvernement. Il faut aussi faire cohabiter des « pouvoirs » locaux parfois contradictoires. Ainsi, dans une capitale provinciale, il faudra ménager le représentant politique (gouverneur voire chef du gouvernement local), le représentant de la noblesse, premier des nobles de la province et œil du Grand-Duc (le duc), et le représentant du clergé, responsable d’une province au niveau religieux (l’archevêque) (...)



Il apparaît donc que la question de la régionalisation, dans laquelle s'est lancée le gouvernement, est loin d'apporter des réponses évidentes. Elle peut déboucher sur des résultats opposés, selon le pilotage effectué et la présence d'esprit du gouvernement. Toujours est-il que la provincialisation, la régionialisation contribue à développer la culture locale et à donner un visage à cet immense espace géographique qui fait du Grand-Duché de Zollernberg le plus vaste état de l'Archipel.(...)
Sans doute, le rôle des provinces pourra trouver une justification et un développement original avec l'économie. Il ne reste plus qu'à veiller...


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 5 Juin - 00:06 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Sérényssime Empire d'Ys Index du Forum -> Vie publyque -> L'Universyté Sérényssime -> Bibliothèque Universitayre -> Archives universytayres étrangères Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com