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Opératyon Trident

 
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Poséydon
GLURAAA

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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:06 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

Edo a écrit:
{{{EL : Lisez-moi}}}

Acte I - Une rencontre impromptue 


L'hiver se faisait mordant en ce début d'année et Nautia était noyée sous les masses d'air descendant du nord accompagnant les froideurs de Storalt. Non pas qu'il y neigeait, mais il pleuvait des trombes et des trombes à n'en plus finir. Certes aucun risque d'inondation (sur une île !) mais le fait est qu'il était impossible de faire quoi que ce soit nécessitant de se déplacer sans être tremper jusqu'à l'os. Bref à Talamanca personne ne mettait le nez dehors. Les affaires de l'ONA tournaient au ralenti et ce n'était pas due à la météo. Edorel fixait le monde derrière la baie vitré de sa village. Tout n'était que grisaille, et pourtant il était seulement deux heures de l'après-midi.

Pour la petite famille d’exilé c'était comme être en prison. On était bien mieux au chaud, le problème c'est que les maisons nautiennes sont taillés pour gardé la fraîcheur de l'été, et non pas l'inverse en hiver. Les radiateurs tournaient à plein-régime et le thermomètre peinait à dépasser les dix-neufs degrés. Les sœurs Gatlines pestaient contre leur petit frère, resté en Avaricum ou les rigueurs de l'hiver étaient adoucies par les eaux chaudes remontant de l'océan de Mésogée. Il y en a qui ont de la chance (et se gardent bien de le crier sur les toits).

Quand il n'y a pas grand chose à faire dans ces moments-là il fallait trouver à s'occuper comme on pouvait. Pour Edorel cependant le problème était amplifié, il n'avait touché aucun de ses instruments. Le temps d'habitude inspirant, n'avait aucune musicalité. La pluie n'était que bruit blanc. Il jurait et maudissait la météo (blâme les scanthélois et leur crétin de dieu du froid). Il restait là les yeux mi-clos et les mains dans les poches à regarder le dehors grisonnant. Quand l'un de ses aides de camp le tira de sa torpeur.


« Monsieur, un appel de l'Argoz. Des gens demandent à voir un ''responsable''.

-Redirigez-les vers le bureau des plaintes.

-C'est ce que nous avons fait Monsieur. Mais ces gens n'ont rien voulu savoir et veulent rencontrer quelqu'un. Apparemment ça serait urgent. »

Edorel soupira. Il n'avait pas envie de bouger. Il n'avait envie de voir personne, ni sa femme, ni ses filles, ni Müller, même son propre garde-du-corps, il évitait de l'avoir dans son champ de vision. Et en plus, il pense couver une vilaine grippe. Malheureusement pour lui, personne à l'ONA ne suit les procédures, même basique. Quand on dit à quelqu'un d'aller au bureau des plaintes, il va directement voir le secrétaire-général (ou son adjoint quand on est moins téméraire). Heureusement, ils ont encore deux semaines à tirer avant de tirer leur révérence. Malheureusement, c'est comme si le micromonde entier se moquait complètement de cet état de fait. Il soupira à nouveau.

« Donnez-moi dix minutes, que j'enfile quelques épaisseurs. »

Malgré plusieurs épaisseurs et un parapluie dans chaque main. Edorel ne manqua pas de se prendre un déluge en pleine poire. Et ceux malgré qu'entre la porte d'entrée et la voiture il n'y ai que quelque mètres. La voiture manœuvra avec peine pour rejoindre la route et entrer dans Talamanca. Elle se gara à la dépose-minute le plus près possible du hall d'entrée de l'ONA. C'était un curieux bibendum qui se présenta. Caparaçonné contre le froid et la pluie de la tête au pieds avec un ridicule ciré jaune et deux parapluie dans chaque main. Il mit encore dix minutes à se défaire de ses épaisseurs avant d'être plus présentable.

« Il attend dans votre bureau Monsieur.

-Il ?

-Il est seul.

-Bon. »

Edorel entra dans son bureau boitillant et s'appuyant sur l'un de ses parapluie. Il aperçut l'homme assit. Celui-ci se retourna et se leva. Il n'avait rien de particulier. Tout aussi transi de froid qu'Edorel. D'ailleurs celui-ci l'ignora (ou fit tout comme), passa à coté de lui, s'avança vers le radiateur et le poussa à fond. Allant s'asseoir ensuite à son bureau, il alluma l'interphone.

« Katia. Merci de me faire porter un poêle à savonite.

-Tout de suite monsieur. »

Ceci fait, Edorel daigna enfin montrer de l'intérêt vers son interlocuteur.

« Veuillez pardonner tout ça. Les scanthélois nous gratifient d'une météo nordique en total désaccord avec le micro-climat local. Du jamais vu... »

L'homme ne sembla guère perturbé. Malgré une apparence simple, il exsudait une sorte d'aura qu'Edorel avait remarqué mais pas ressentie depuis longtemps.

De la noblesse … L'homme éveilla sa curiosité.


« Mais dites-moi, qu'elle est la nature de votre visite, je n'ai pas eu la moindre info sur votre venu, monsieur ?

-Eh bien, monsyeur. J'imagine fort bien que ma venue n'était pas dans votre agenda. Toutes fois j'ai été mandaté par mes supérieurs pour une affaire sur laquelle ces derniers souhaiteraient que des gens compétents se penchent.

-Bien sur. Laissez-moi deviner, un pays membre de l'ONA a envahit et/ou piller vos terres j'imagine.

-Oh non non... Bien que l'objet de l'affaire relève d'un cas de force majeur quasy-identique...

Edorel mit du temps avant de tiquer sur l'accent du bougre.

-Juste une question …

On frappa à la porte, Katia et le poêle à savonite. Elle entra amena le bloc noir rayonnant de chaleur ainsi que d'une émanation de savonite. Malgré une légère odeur, rien d'incommodant et la chaleur était tout à fait appréciable. Une fois la fonctionnaire reparti, Edorel reprit le cours de sa discussion.

-Qui êtes vous ? Et qui vous a mandaté au juste ?

-Agys d'Audrys, Conseiller du Dehors de Son Altesse Sérényssime la Princesse d'Ys. »

A ce simple énoncé, Edorel manqua de peu de défaillir. Combien d'années n'avait-on plus vues d'yssois en dehors de ce qui restait de leur empire ? Il fixa d'un œil inquisiteur la personne qu'il avait en face de lui.

« Hum... Répétez après moi...

-Non, honnêtement vous pensez sérieusement que j'imite mon accent ? J'ai pas que des sybolleth à faire à longueur de journée moi monsyeur, j'ai une missyon ! »



« Un instant. » Edorel évita de lui répondre que la prononciation correct est ''shibolleth'', sorti d'un tiroir sa tablette magique (tactile, mais décidément il avait du mal avec le concept) et envoya un message d'alerte à son acolyte d'infortune. Ainsi qu'un autre à ses hommes.

Code:

Message d'alerte que tu sais puissance 1000.


« Suivez moi. »

Ils quittèrent le bureau de Gatline direction la salle de crise. 





Julius Muller a écrit:

Julius sortait d'une réunion de commission, elles se faisaient plus rares sur la fin du mandat, les dossiers étant clot l'un après l'autre. Et depuis que Duvalon avait versé une chape de plomb sur le Conseil Permanent, les activités politiques avaient baissés, personne ne voulant proposer de projets qui n'aurait pas la faveur du nouvel homme de main du Chancelier édoranais.

Il ne retourna pas immédiatement à son bureau, bien que le temps n'était pas au beau fixe il sortit sur l'une des terrasses avec préau des niveaux inférieurs du bâtiment pour fumer une cigarette avec le capitaine Blancke, son nouvel adjudant-major zorcadien, la réunion évoquait les questions argenoises suite aux propositions avaroises de reprendre l'application des résolutions concernant le territoire.


Blancke : Les avarois ont été généreux dans cette affaire, les forces confiées à l'ONA permettent de lancer des incursions en profondeur dans le territoire noddien. Les analystes du service cartographiques nous ont envoyés quelques cartes a jour de la zone, nous pourrons lancer l'opération d'ici quelques jours.

Julius : Le Conseil Permanent est calme en ce moment... C'est peut être maintenant ou jamais en effet.

Une légère vibration se fit entendre, Julius sortit son terminal portable - il s'était progressivement remis à la technologie contemporaine depuis avril dernier - lu le message et prit un air grave.

Julius : Gatline veut me voir, je vais en salle de crise... Venez avec moi et appelez Kageneck.

Les deux hommes jetèrent leurs cigarettes et rentrèrent dans le bâtiment.




Edo a écrit:

La salle de crise de l'ONA n'était pas comme on pouvait l'imaginer une sorte de bunker souterrain apte à résister aux pulsions guerrières du premier missile balistique intercontinental venu. Bien qu'il ne figure pas sur les plans des bâtiments de la vénérable institution... Il y avait en fait deux salle, la premier rectiligne était doté d'une longue table ou au moins une dizaine de personnes pouvaient s'asseoir. Sur le mur du fond un écran. Le mur de gauche quand Gatline et l'émissaire yssois entrèrent dans la salle était une simple baie vitrée qui donnait sur la seconde pièce. Il y avait une série de sièges légèrement en gradins et un écran comme dans un cinéma quelconque. A ce détail près qu'il y avait adossé sur le mur une rangée de table doté d'ordinateurs et d'écrans. Quelques personnes y étaient dessus et d'autres regardaient le grand écran en discutant silencieusement (les pièces sont insonorisés). Ecran qui retransmettait d'ailleurs divers informations sur le conflit militaire en cours entre le Krassland et la Francovie. Bien que le terme de "guerre" soit refusé par l'un et l'autre camp, la situation actuelle faisait que ça en était bien une. Et c'était suffisant pour que l'ONA garde un œil attentif aux évènements.

« Asseyez-vous donc. Mon collègue, enfin, mon supérieur ne devrait pas tarder. »

L'yssois obéis et prit place à table, Gatline en fit autant en se plaçant face à face.

« Un rafraichissement ? Je suis navré nous n'avons pas d'absynthe, la seul boisson que j'aurais à vous proposer qui s'en rapproche c'est du pastyz.

-Un pastyz ?

Gatline appuya sur l'interphone. « Katia, deux pastyz dans un tube à la salle de crise.

-Tout de suite monsieur.

-Brave fille. Moi qui croyait qu'une krasslandaise comme elle aurait quelques scrupules à travailler aux ordres d'un ex-zollernois... »

Ladite krasslandais arriva finalement, la bouteille, la carafe et les verres sur un plateau. Elle servit les deux hommes.


« C'est une distillation d'anyz étoilée, une plante que les zorcadiens, je veux dire, les yzlandais produisent. La recette à quelques détails près est similaire à celle de votre absynthe. A ce détail aussi qu'on la boit exclusivement troublé avec de l'eau. »

L'émissaire regarda son tube d'un œil circonspect, le liquide brunâtre devenu gris au contact de l'eau ne semblait pas l'inspirer. Finalement trouvant un semblant de courage, il daigna en avaler une gorgée.

« Oui je sais, ça m'a fait le même effet la première fois.

-Vous parlez de cette soudaine envie de pysser ?

-ahem, non. Un conseille ne buvez pas tout d'un coup. Peut-être serait-il plus appréciable pour Müller que vous pussiez nous expliquer en détail la raison pour laquelle la Sérényssime se décide à quitter son isolement.

D'ailleurs à ce propos... »

Edorel n'en ajoutait pas plus, il avait reconnue la voix de son comparse à travers la porte de la salle. 




Julius Muller a écrit:

Kageneck avait rejoint les deux hommes dans l'ascenseur qui les menaient dans les entrailles du siège de l'ONA. Pendant qu'ils passaient les contrôles de sécurité, Julius questionnait son directeur de cabinet :

Julius : Il y a quelque chose qui se passe ?

Kageneck : Rien de grave, le contrôle radar naval a détecté un vaisseau s'approchant et ayant pris ancrage dans la baie. J'ai pas eu beaucoup d'informations, ils demandaient a pouvoir débarquer à Talamanca, pas d'armes engagées. La corvette Bucchow les surveille.

Julius : Bon...

Les trois hommes avançaient dans le couloir qui les menaient dans la salle de crise. Passant la porte, Julius remarqua son adjoint en compagnie d'un homme portant une tenue curieuse, un caftan en étoffe fines, ces tenues n'étaient plus portées depuis des lustres... A part dans un pays.


Julius : Edorel... Monsieur. Qu'avons nous ?



Edo a écrit:

« 3, 2, 1... »

La porte s'ouvrit et Muller fit son apparition.

Julius Muller a écrit:

Julius : Edorel... Monsieur. Qu'avons nous ?


« Eh bien nous avons, monsieur ...?

-Agys d'Audrys, conseiller du dehors de Son Altesse Sérényssime la Princesse d'Ys.

Muller regarda son collègue, cherchant du regard une explication.

-Monsieur, enfin, monSYeur le conseiller, maintenant que nous sommes réunis peut-être pourriez-vous nous décrire la raison de votre venue à Talamanca. Je suppose que vous n'avez pas traversé la mer Océane juste pour une simple visite de courtoisie ? »



Julius Muller a écrit:

Julius resta coi après la présentation du visiteur. Un membre du gouvernement yssois était à Talamanca représentant une princesse inconnue. Ce n’était pas le premier représentant d’un état se revendiquant de l’ancienne Ys mais le port altier du visiteur tendait à laisser croire que l’homme pouvait être ce qu’il prétendait être.

Julius prit place et fit signe a ses deux accompagnateurs de faire de même.

Müller : Conseiller d’Audrys, c’est une vraie surprise de vous voir ici… Les derniers prétendus yssois qui ont foulé le sol nautien étaient… des animaux doués de parole et revendiquant l’héritage yssois, installés dans une baie de l’est de la Katharsys, vous semblez par contre bien loin de ce modèle.

Audrys : Oui effectivement nous avons entendu parler du prétendu empire yssois acratique. Mays il va de soy qu’ils n’ont jamais eu la légitimité de représenter le Sérényssime Empire. Voicy, afin de prouver mon identité et ma missyon mes lettres de créances sygnée de Sa Sérényssime Altesse la Pryncesse Bylitys de Salem.

L’homme sortit un document de son caftan, soigneusement plié dans une enveloppe non scellée et le tendit à Julius.

Le document était une lettre de créance classique écrite successivement en yssois et en langue commune et portant une signature calligraphiée très esthétique. Il n’était pas possible de savoir si le document était authentique puisque nul n’avait eu de nouvelle du Conseil des Portes depuis près de 10 ans. Julius lança un regard à Edorel qui semblait aussi interrogatif que lui. Mais, une fois n’était pas coutume son compagnon n’arborait pas ce regard sceptique à la limite de l’hostile quand une situation semblait échapper à la logique. Il rendit le document au Conseiller.

Müller : Bien… admettons, que pouvons nous faire pour vous conseiller ?

Audrys : Nous avons été renseignés sur l’exystance de l’ONA et de son actualité ainsi que par ses intrépides chefs et il a plu à Sa Sérényssime Altesse de m’envoyer auprès de vous pour vous faire part d’une affaire importante concernant la stabilité des institutyons du Sérényssime Empire. La pryncesse Bylitys pourrait prochainement prendre la tête de l’Empire, bien sur, ce travail a déjà débuté mais il rencontre un obstacle de taille.

Müller : Lequel ?

Audrys : Ys a été conçue par la volonté de Notre Seygneur Poseydon, loué soit il ! Il a confié aux empereurs d’Atlantys, d’Ays puis d’Ys certains attributs du pouvoir remys aux souverains yssois lors de leurs sacres. La couronne impériale, le sceptre, le globe et le trident de Poseydon ont été cachés hors de l’Empire lors du début de la Grande Glacyatyon en l’an VII

Le capitaine Blancke, qui n’y connaissait pas grand-chose profita d’une pause du Conseiller pour poser la seule question bête qui lui venait :

Blancke : L’an VII ? C’est équivalent à quoi ?

Audrys eut alors une moue de mépris en regardant le jeune officier. Julius fusillait du regard son adjudant major avant de lui répondre sèchement :

Müller : Les yssois font débuter leur calendrier a partir de la Seconde Dévastatyon d’Ys provoquée selon les yssois par Poseydon le 17 février 2001 du calendrier commun. L’an VII équivaut donc à l’année commune 2007.


Blancke avait compris le message et n’en rajouta pas, se contentant d’acquiescer d’un signe de tête. Julius se tourna a nouveau vers l’yssois qui reprit :

Audrys : Voilà… Donc plusyeurs caches avaient accueilli le trésor de la couronne yssoise, les éléments du trésor furent répartys séparément. Il y a deux ans, nous avions entreprys de rapatrier cette part importante du patrimoine impérial dans l’archipel yssois. Plusieurs vaysseaux furent dyscrètement affrétés pour aller chercher les artefacts. Tous revinrent, sauf un. Le navire de pêche chargé de récupérer le trident de Poseydon n’a plus donné de nouvelle depuis qu’il avait confirmé avoir retrouvé le trident dans sa cache non loin de New Balnéa à Ydémos. Ce n’est que quelques moys plus tard qu’un survivant de l’équipage parvint à revenir à Ys. Il avait été capturé par des pirates sorabes lui et son navire. Le trident avait été saisy comme butin et l’équipage réduit en esclavage. Et l’on ne peut sacrer un nouveau souverain sans l’intégralité des attributs régaliens.

L’yssois marquait une courte pause, trempant ses lèvres dans le paztyz offert par Edorel, ce dernier imita son hôte. Julius tourna la tête vers la grande carte micromondiale qui remplissait un des murs de la salle. L’histoire semblait crédible, la Mer Océane était une zone de prédilection pour les pirates sorabes, plus encore pour des vaysseau battant pavillon d’états peu ou plus reconnus. Les sorabes avaient ce point en commun avec les orionnais de ne s’attaquer qu’a ceux qui ne peuvent se défendre, un navire de pêche yssois était une cible trop belle pour être manquée.

Audrys : Nous avons alors fait des recherches dyscrètes. Nos marchands syllonnent depuis toujours le Micromonde pour transporter, acheter ou vendre des marchandyses. La Guilde Impériale reçut la consygne d’exiger que ses marchands se renseygnent sur le Trident. Lorsque la Sorabe finit par s’effondrer il y a quelques mois, nous avons pu y dépêcher plusieurs commandos des FSIR sur place pour essayer de trouver des réponses. En vain.

Müller : Choux blancs donc… Que pouvons-nous faire ?

Audrys : Il y a deux mois, nous avons retrouvé un ancyen officyer d’un groupe de navires sorabes, l’ydel l’avait un peu trop fait parler et il avait décrit le trident devant un marchand yssois dans un port pryan. Nous avons exfiltré l’homme jusqu'à Ys pour le faire parler. Son vaysseau avait volé le trident en Sorabe avant de quitter l’île. Il a pu nous indiquer ou il se trouvait et comment le récupérer. Et c’est là que vous intervenez.

L’yssois sortit d’un porte document qu’il avait avec lui plusieurs cartes marines et en fit glisser une sur la table jusqu'à Julius. Ce dernier saisit la carte et prit alors cet air blasé. Soupirant, il fit passer la carte à Gatline.

Müller : Votre trident est là bas ? Vous êtes sur ?

Audrys : Nous avons envoyé une première équipe sur place qui a collecté quelques renseygnement que nous avons pu recouper avec notre source. Il est fortement probable que l’artefact soit sur cette ile. Un endroit que, il me semble, vous connaissez bien non ?

Müller : Ah ça… Ouais, on le connaît ce coin là.

Audrys : Il a plu à Sa Sérényssime Altesse, de m’ordonner de vous demander sy vous accepteriez d’aller récupérer le trident pour le rendre à son propriétaire légitime.

Müller : Vous venez de dire que vous avez des gens sur place non ?

Audrys : Oui, ils n’ont plus donné sygne de vie depuis trois semaines. Et nous ne souhaitons pas attirer l’attentyon, Ys ne doit pas être soupçonnée d’exyster tant qu’elle n’aura pas les moyens de se défendre et d’agir. Mais vous, vous avez mené une campagne d’importance dans le nord il y a peu de temps et avec succès. Vous dysposez de moyens, de vaysseaux et d’hommes. Et les yssois sont généreux avec ceux qui les aident. Nous pensons donc qu’il est possyble de trouver un accord avec vous.

Müller : Je termine mon mandat, probablement le dernier à l’ONA. Et honnêtement j’ai plein d’emmerdes en ce moment. Aller là bas, dans le contexte actuel c’est un suicide.

Gatline : Allons bon. Ce n'est pas comme si un truc comme ça en plus ou en moins allait changer la donne Julius.

Edorel, comme a chaque fois restait discret, si il était prolixe en privé, c’était un homme économe de ses paroles en public. La question resta dans l’air.

Müller : Le droit de passer une retraite tranquille ?

Gatline : La retraite ? Tu tiendra pas un mois avant de t'ennuyer comme un rat mort et à te remettre en politique. Moi la retraite je la prendrai quand je passerai l'arme à gauche et jusqu'à maintenant je n'ai trouvé personne pour m'offrir une mort digne dans la gloire du combat. Là on a une occasion de partir d'ici en apothéose.

Müller : Oui… Puis se tournant vers Audrys : Qu’avons-nous à y gagner ?

Audrys : La reconnayssance d’une future Ympératryce yssoise pour commencer… Pour le reste nous en avyserons sy vous acceptez.

Le directeur de cabinet prit alors la parole :

Kageneck : Monsieur le Secrétaire Général, vous risquez de déclencher une crise en acceptant de vous engager la dedans. Les pryans viennent d’élire un nouveau gouvernement mais ils renouvelleront certainement Duvalon a son poste à l’ONA. Les avarois sont nos seuls alliés au Conseil Permanent et devront être prévenus et…

Müller : Et tout se termine bientôt, la suite ne nous regarde plus. Edorel, t’es partant ?

Gatline tapotait sur sa nouvelle tablette et répondit sans lever la tête :

Gatline : Je suis en train de faire préparer l’Argoz… On prend l'Hermann en plus ?

Müller : Sans doute… Audrys, nous acceptons.

L’yssois sourit fini son verre d’un trait et sortit de son porte documents plusieurs feuillets et cartes qu’il étala sur la grande table.




Edo a écrit:

Edorel approuva encore plus la décision de prendre le porte-avion. De toute façon il y avait une parti du trajet qui ne serait pas praticable pour l'Argoz (Edo n'avait pas trouvé le moyen de transformer le navire en méca amphibie). Et les libertins avaient réussi à remettre en état de vol un avion transporteur qui prenait la poussière à fond de cale. De plus un éclaireur aérien permettrait sans doute d'aller tâter le terrain. C'était mieux que le malheureux hydravion avec lequel les Mullers s'étaient fait la malle du Zollernberg, et la Cyva bi-place taillé pour un rallye qui n'a finalement jamais eu lieu...

« Mais dites-moi, comment pouvez vous être au courant de ce qu'il se passe dans le micromonde malgré votre isolement ?

-Nous écoutons les transmissyons radios, nous captons également les donnés sans-fil, ceci en plus de nos marchands et ressortyssants qui vont et viennent incognito dans l'archypel.

-Isolés mais pas ignorants...

-Le SYRE est toujours actif.

-Ceci explique cela.

Les yeux pleins de brillants (Edorel connaissait la réputation du SYRE) il se tourna vers Julius.

-Ca va prendre un temps certains de préparation tout ça. Le temps d'expédier les affaires urgentes (si jamais il en pope une) et de préparer le matériel et les hommes. Pas de départ avant après-demain. » 




Julius Muller a écrit:

La décision était prise, Julius demanda alors à Kageneck d’aller au cabinet du Secrétaire Général pour préparer les détails institutionnels et transmettre les ordres de mise en alerte du Hermann Müller ainsi que la préparation logistique du vaisseau.

Gatline terminait d’envoyer ses ordres à l’Argoz.

Aussitôt, le port de Talamanca redoubla d’activité, les marins regagnaient leurs vaisseaux ou ils étaient rappelés. Les rares Casques Blancs qui étaient encore à Talamanca furent contactés et rejoignirent le porte-avions.

Pendant ce temps au siège de l’ONA, Audrys reprit un verre de paztyz en remerciant chaudement les deux hommes qu’il était venu voir de leur engagement. Puis se décida a parler d’éléments techniques.


Audrys : Comme je vous l’ai dit, nous avons envoyé plusyeurs commandos des FSIR sur place et nous avons quelques contacts du SYRE également, mais nous connaissons peu le terrain. L’amiral Norrys de l’infanterie de marine a été envoyé sur place pour la première opération d’extractyon. Nous ignorons son statut actuellement, la pryncesse souhaiterait que vous consydériez comme objectif secondaire de retrouver l’amiral et de le ramener avec vous si c’est possible.
Voicy quelques photos de l’objet que vous êtes censés chercher, dit alors Audrys en faisant glisser une photo sur la table de réunion.

 


Gatline : Belle pièce
Müller : Imposant… c’est facile à transporter ?
Audrys : Le trident pèse onze kilos il est en or et en or blancs massyfs cyselés à la main, sa valeur est inestimable, je compte sur vous pour nous le ramener en état.
Les rares données que nous ayons sont ici, quelques cartes, des rapports divers et des comptes rendu topologiques. Je vous ferai porter un téléphone satellitaire spécial pour pouvoir me contacter au besoin.

Julius, Edorel et Blancke étaient désormais en train de lire les documents. Audrys ayant transmis son message et les renseignements se leva :


Audrys : Bien messyeurs, je pense que nous avons fait le tour de la questyon ! Je vais rejoindre mon vaysseau, je reste naturellement à votre dysposityon si vous avez besoin de moi !

L’yssois laissa ses documents, récupérant son porte document puis, après avoir ajusté son caftan, sortit de la pièce, laissant Gatline, Müller et Blancke dans la pièce.




Edo a écrit:

Edorel resta songeur quant à la mission proposé (et accepté). Une banale mission de récupération. Il en avait organiser des pareils aux ZZZ. Il buta sur un point ceci dit.

« ONZE KILOS ?!

Muller qui s'était déjà retourner vers Gatline pour avoir son avis ne pipa pas un mot.

-Meh, ça doit être une arme cérémonielle alors. »

De toute façon, ce n'était pas un détail pareil qui allait perturbé Edorel, lui et ses cinquante kilos de platine reposant au fond de la cale de l'Argoz, il avala d'un trait son verre.

« Toi qui rêvait d'une petite randonnée dans le coin, voila une bonne occasion tu trouves pas ?



Edo a écrit:

« Julius: Cela fait un moment qu'on y aller pour y faire le ménage... Il faudra bien finir par y aller c'est sur, mais ça ne sera pas sans conséquences.

Edorel: Ca j'en doute pas. Et je doute pas plus que ça va faire jaser dans les chancelleries. Même si la raison de notre présence là-bas ne sera pas connue avant un bon moment...

Julius: Non c'est sur, mais ça tournera vite. Cela me donne un début d'idée pour le mouvement des deux vaisseaux, ils sont toujours sous pavillon onasien, nous pourrions officiellement les missionner pour aller en mer du Saraland voir ce qu'il se passe.

Edorel: Officiellement on dira que c'est pour garder un œil sur la situation en Francovie, mais ça risque de titiller les jallanistes. Ils enverront sans doute un navire aller fouiner. Je doute que les krasslandais parviennent à maintenir un blocus navale efficace. Je préfèrerais éviter qu'on y fasse du sur-place. Et même je préfèrerais qu'on ne parle même pas de missionner les navires, je préfèrerais qu'on inonde les éventuelles personnes intéressés par de fausses informations histoire qu'on soit tranquille. On peut faire ça depuis l'Argoz durant le trajet. Sans parler des systèmes de brouillages du navire.

Julius: On est pas obligés d'annoncer la mission, l'argumentaire on le garde en réserve au cas ou... Et puis après les jallanistes... Maintenant qu'on a confirmé la nomination d'un ambassadeur francovar issu de la résistance extérieure, je ne suis pas sur qu'ils soient dans les meilleures dispositions possibles.

Edorel
: Soit. Au final on a les mains à peu près libres. Ce qui viendra après on s'en souciera plus tard. Reste une question : quid de ce qu'il se passera sur place ? D'après les infos il n'y a guère signe de vie, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'on sera tranquille...

Julius: L'armurerie du Hermann est équipée avec du matériel contemporain, rien de dernier cri mais il y a de quoi faire a bord. Blancke m'a passé un récap de l'équipement retrouvé a bord. Donc quoi qu'on trouve là bas, on devrait pouvoir gérer. Le service topographique de l'ONA pourrait nous donner des cartes plus ou moins a jour. Et l'yssois nous a dit qu'on peut retrouver des gars a eux sur place. J'espère juste qu'ils n'y sont pas tous passés, parce que ça risque d'être bien coton de récupérer leur amiral paumé .Sinon on emmène qui ? Je pense laisser Kageneck ici pour gérer la boutique. Sinon Ztark a réussi a se barrer du Zollernberg, il est arrivé la semaine dernière après une cavale de plusieurs semaines pour quitter le pays, je pense qu'il sera partant

Edorel: Ztark ? Bonne nouvelle. Je pense qu'il faudra envoyer un chasseur en éclaireur, juste pour être sur qu'on se fasse pas canarder par une éventuelle DCA, sinon pour les effectifs il faudra faire léger, on part en mission discrète, moins de cent personnes, équipé juste ce qu'il faut.

Julius: De toute façon si on déplace a nouveau le corps nautien ça risque de se voir.

Edorel: Ouais aussi, Je piocherai parmi mes ex-zapeurs, histoire que si besoin ils sauront quoi faire en cas de pépin, remettre en marche un truc, fortifier une position, ce genre de choses, une compagnie suffira. Mes zollernois pour le génie, tes libertins pour les commandos, nos nautiens pour le reste et si on tombe sur les yssois, ça nous fera un paquet de monde, mais surtout une petite troupe à l'aise en toutes situation. Prévoir des moyens supplémentaires pour l'exfiltration si il faut.

Julius: Bon... donc on y va. Il était temps qu'on change un peu d'air et puis le temps commence a devenir un peu a chier par ici... »

La discussion continua tard dans la soirée. Le départ prévue pour le sur-lendemain permit de nouvelles mise au point quant aux préparatifs.

{{{Spoiler}}}


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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:06 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Poséydon
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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:07 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

Edo a écrit:
Interlude


Il est cinq heures, T'lamanca se réveille, comme dit la chanson.

Le soleil n'était pas encore levé mais sa lumière arrivait lentement. Pas assez pour faire voir la silhouette de l'Hermann Muller mouillant au large dans la baie. L'Argoz lui était encore à quai et une certaine agitation régnait autour.

Edorel et Julius avaient visiblement eut du mal à se réveiller, ils somnolaient assis sur des caisses, le dos voûté par leur barda dont ils avaient perdu l'habitude. Quoique Julius, plus jeune s'en tirait à bon compte. Leurs gosses en revanche, les jumelles Gatline étaient toutes les deux pimpantes et en plein-forme. Les garces. Trente kilos chacune sur le dos, une paire de pistolet aux cuisses et un couteau à la jambe. L'épée qu'elles portaient à l'épaule détonnait avec le reste, mais Edorel avait toujours dis qu'un bon soldat se doit de manier n'importe quel arme qui lui tombe sous la main, quand bien même se serait un arc. Il avait d'ailleurs connu un officier zollernois lors de la campagne d'Eridan qui allait au combat épée au fourreau, et arc et flèches en main quand ses hommes étaient tous avec un fusil entre les mains, photo à l'appuie dans les archives... Les enfants Muller n'étaient pas en reste, mais leurs matériel étaient plus en raccord avec l'époque. Eux semblaient prendre la mission plus sérieusement.

Quant à la Comtesse et à la Baronne, elles s'étaient réservé un lit à bord de l'Argoz. Edorel et Julius avaient tenté de convaincre leur douce moitié que ce n'était pas une promenade de santé qu'ils allaient faire, mais les femmes, plus prévoyantes et prudentes les avaient convaincues qu'il fallait bien quelqu'un pour surveiller leurs arrières, en plus qu'ils avaient bien assez à faire ailleurs pour se permettre de déléguer leur commandement.

Ce qu'elles peuvent être persuasives les garces.

Le reste de la troupe, une compagnie des zapeurs du Comte, deux escouades nautiennes et un commando libertin étaient prévues, soit un total de presque cent hommes. Pour l'avion transporteur, il allait falloir se serrer un peu. Les nautiens étaient déjà embarqués sur le porte-avion, les zollernois allaient faire le voyage sur l'Argoz.


« Papounnet ? Sylith tapota sur l'épaule de son géniteur.

-Mmmmh...

-Ils vont partir sans toi.

-Mm, encore cinq minutes, trop vieux pour ces conneries. »

Julius lui eut moins de mal à se tirer de sa torpeur.

« Allez vieille branche. Debout.

-Vieille branche ? Je saurai m'en souvenir mon poussin. »

Edorel décida à se lever, avec un craquement nettement audible en bonus au niveau d'une vertèbre.

A 6h, l'Argoz leva l'ancre, et pris le large accompagné du porte-avion en lui ouvrant le passage. Gatline, tasse de lait chaud cacaoté en main finissait lentement mais péniblement son réveil sur la passerelle. Tout les ordres avaient été donné à l'avance, le trajet programmé au nautique près. Arrivé prévue le lendemain à peu près à la même heure. Silence radio obligatoire, interdiction absolue de répondre aux appels, le système de brouillage était prêt à l'emploie.

Bref, tout prévues pour éloigner les curieux.



Edo a écrit:
Une partie importante du trajet longeait d'assez loin les côtes pryannes. Vue la relation d'amour/haine du pays envers l'ONA, mieux valait rester discret. Afin d'optimiser le trajet, l'Argoz et l'Hermann longèrent la limite de la couverture radar krasslandaise, mais le détour était de l'ordre de plusieurs centaines de nautiques, aux limites du micromonde connue. Personne à la connaissance de l'humanité n'avait osé aller voir ce qu'il y avait au delà. Et ni Edorel, ni Julius ne souhaitaient le savoir. D'autant qu'ils avaient d'autres chat à fouetter.

Vers quinze heures, les terres les plus à l'ouest de Prya furent passées Les deux navires voguaient à la limite de l'océan de Mésogée et la mer de Marmare. Le cap restait encore plus au sud afin de rester hors-limite. Une grande parti du trajet allaient se faire de nuit avant de mettre le cap à l'est.

Le trajet du coté pryan avait été décidé à la dernière minute, suite à l'annonce du rififi qui se passait coté Saraland, les jallanistes avaient tenté quelque chose et voilà que plusieurs flottes allaient se rassembler dans le coin. Hors de question de passer par-là, la présence des navires de l'ONA n'aurait pas été perçue favorablement.

Vers les coups de dix-neuf heures, une dernière mise au point fut fait concernant le déroulement de l'opération. Plusieurs objectif : récupérer le colis et exfiltrer les commandos yssois qui étaient sur place. L'absence d'agitation dans le coin semblait confirmer les dires des divers observateurs et informateurs. Mais l'envoie d'un éclaireur restait au programme, au cas ou. Le transporteur libertin, étant limité en capacité. La présence d'une compagnie de zapeur devait permettre la remise en marche de véhicules sur place pour permettre une exfiltration à pied du trop plein d'effectif. Il fallait s'attendre, avec les yssois à avoir au moins une vingtaine d'hommes en plus sur le dos. Plus un trident en or massif, qui restait la priorité absolue. En cas de besoin, Edorel avait envoyé un message à son fils Valérien resté en Avaricum, histoire de voir si il lui était possible de se dégager du temps et des moyens sans trop que ça s'ébruite.

Vers vingt-et-une heures, la flottille mit le cap vers l'est.

Au petit matin vers six heures. Les deux navires se trouvaient à des miles et des miles nautiques de toute civilisation. Entre les îles argenoises.

Noddia était en vue.



Julius Muller a écrit:
Julius s'était fait aménager un espace de travail sur le pont arrière, espace qu'il n'avait pas quitté du voyage. Il avait gardé une connexion avec Talamanca et gérait ses affaires depuis le vaisseau. Il ne prenait des pauses que lorsque le capitaine Wagner, le nouveau commandant du Hermann Müller entrait en communication avec l'Argoz pour faire son rapport.

L'imposant vaisseau libertin assurait la sécurité aérienne de l'équipée. Toutes les vingt minute, la PAC (Patrouille Aérienne de Combat) passait ou repassait non loin de l'Argoz. Julius ne pouvait s'empêcher de lever les yeux pour voir passer les trois chasseurs Aigle 2 passer dans le ciel dans un bruit déchirant. La douzaine d'avions trouvé a bord du vaisseau qui faisait partie de la marine de l'ancienne République Libre de Libertas avaient tous été remis en état de marche grâce a l'imposant stock de pièces détachées dont disposait le navire.

Lorsque l'Argoz finit par arriver en vue de sa destination, un officier de passerelle et un jeune homme sans uniforme vinrent à la rencontre du Secrétaire Général.


Officier : Monsieur, le commandant m'envoie vous dire que nous arrivons en vue de la cote noddienne. Monsieur Gatline prévoit un briefing dans le mess des officiers dans vingt minutes.

Müller : Merci, j'arrive.

Le jeune homme resta auprès de Julius alors que l'officier retournait a son poste. Alexander Müller, le premier fils de Julius était désormais un jeune homme de 17 ans, il avait suivi son père lors du départ en catastrophe du Zollernberg après le coup d'état conservateur et avait grandi à Nautia. Il avait suivi une formation militaire de quelques mois en Maurésie après avoir obtenu son baccalauréat nautien avec un an d'avance. Il avait choisi d'accompagner la famille pour cette équipée et avait passé le voyage dans la salle de sport a s'entrainer puis sur le pont avant a initier l'une des filles Gatline au maniement du FA1, le fusil d'assaut de l'armée de Libertas dont plusieurs centaines d'exemplaires étaient présents sur le Hermann, quelques uns de ces fusils ayant été transférés a bord de l'Argoz.

Alexander : Le médecin de bord veut te voir aussi, il faut qu'on se fasse vacciner contre la flémingite.

Julius : J'arrive...

Alexander : On sait ce qui nous attend à terre ?

Julius : Rien d'exceptionnel, un plat-pays mort rempli de contaminés sans doute... Accompagne moi au briefing, on verra ce que ça donne.


Terminant de mettre la dernière main a un mémo envoyé par son directeur de cabinet, Julius et son fils quittèrent le pont arrière pour rejoindre la mess des officiers.


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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:10 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

Edo a écrit:
Acte II – Myse au point


La flotille mouillait au large du Golfe des Perles, la baie jouxtant la capitale Alunéis. Hors de portée des défenses côtières au cas ou celle-ci seraient encore actives. Malgré tout, les radars ne donnaient aucun signe d'activité dans les terres, en dehors des dispositifs avarois le long du fleuve Bouhk marquant la frontière. Ces relevés semblait belle et bien confirmé l'absence de vie, l'éclaireur pourrait confirmer ou non la chose.

Sur l'Argoz, se préparait le briefing de la mission. La salle de réunion du navire n'était pas plus grande que celle de la salle de crise de l'ONA. Les systèmes anti-espionnage en plus. Edorel se tenait au bout de la table. Sur celle-ci, des photos aériennes, des cartes et des textes divers. Malgré son calme apparent, il sentait une certaine fébrilité. Combien d'années il n'avait pas participé à une réunion d'avant-mission ? Et même avec le nombre incalculable qu'il en avait fait il n'y était pas habitué.

Les participants arrivaient au compte-goutte. La réunion ne commencerait pas sans Muller cela-dit. Les jumelles Gatline étaient présentes, ainsi que le capitaine de la compagnie de zapeurs, un de ces homo novuz de l'époque ou Edorel en était un également et qui, à défaut d'avoir eu la même carrière, la firent à peu près côte à côte. Antimachos, la brute persienne d'Edorel était aussi présent. Il n'était pas la ruse incarnée, mais à un hommes de deux cents kilos de muscles (sans compter l'armure), on ne demande pas la finesse. Il ne faisait pas partit de la mission à dire vrai mais comme son boulot était de veiller à la sécurité du zollernois, il ne pouvait se permettre de s'en éloigner. Aloïsa, la femme d'Edorel venait d'entrer. On pourrait douter de son utilité, elle qui n'a jamais été une fervente aventurière, mais durant l'exil pour s'occuper elle gardait une oreille attentive sur les communications du navire.

Un nouveau grondement se fit entendre. Un autre chasseur libertin fut catapulté du porte-avion, pour partir en reconnaissance.


« J'espère pour tout le monde que vous avez eu votre piqûre. Si vous piquez du nez pendant la promenade ne comptez pas sur moi pour vous ramener sur mon dos, respirateur ou pas. »

Des respirateurs avaient été prévus pour la mission en plus du vaccin anti-flémingite. La maladie se propageant par les airs, mieux valait s'assurer d'une corde de rappel. Pendant ce temps là le chef des commandos libertins avait rejoint la salle de réunion.



Julius Muller a écrit:
Julius et son fils arrivèrent dans la salle. Ils avaient fait un détour par les cabines occupées par la famille Müller et avaient plusieurs cartes sous les bras.

Julius : Johanna a profité du voyage pour mettre a jour une partie de la cartographie du secteur en se basant sur les ressources topographiques de l’ONA. Nous avons quelques cartes dressées par les différents états impliqués sur la ZCI, les dernières sont des cartes avaroises qui semblent être a jour mais concernent essentiellement les zones frontalières a l’est.

Julius et son fils étalèrent les cartes sur une partie de la table de réunion. Puis Julius se rapprocha d’Edorel. Alexander, quant à lui alla a la rencontre des jumelles Gatline pour bavarder un peu. Pendant ce temps, le capitaine Blancke et Anton Ztark qui avaient fait le voyage à bord du Hermann arrivèrent avec les libertins.



Edo a écrit:
Edorel leva ses yeux des plans. Tout le monde était là. Le chef de l'escouade nautienne venait d'entrer peu après les Mullers.

« Bon. Tout le monde est là on peu commencer.

Vous avez tous pris connaissance des objectifs de mission. On trouve les yssois, on récupère le trident et on se fait la malle avec un crochet par Venys pour rendre le colis à ses propriétaires. Comme vous le savez les noddiens sont responsables de ce vol. D'après les renseignements, la deuxième flottille, qui a opéré le vol est rentré à Noddia après que le régent sorabe ait rompue le contrat qui le liés aux noddiens suites aux attaques de ces derniers sur des navires de réfugiés fantispais.

L'endroit ou aurait pu être entreposé l'objet du délit n'est pas clairement établi, il faudra donc fouiller plusieurs endroit. Trois lieux sont envisagés. Le plus probable serait d'aller chercher à l’Établissement du Trésor de la République Orionnaise de Noddia. Qui recevra pour cette mission le nom de code d’É.T.R.O.N. Et le premier qui sourit à ce calembour sera de corvée de patates. Le problème c'est que la réserve du trésor et le siège administratif sont deux bâtiments séparés. Le second est en ville à Alunéis l'autre à l'écart dans les hauteurs de la banlieue sans doute dans un bunker spécialement aménagé. D’où les deux premiers lieus qu'il nous faudra fouiller. Et de notre point de chute, le siège de l’ É.T.R.O.N sera le plus proche pour nous. Dernière possibilité, le château d'Alunéis, résidence de qui-vous-savez. La possibilité qu'il ait gardé le colis comme trophée existe, nous n'aurons donc aucun scrupules à nous rendre coupable d'un vol.

C'est tout pour les lieux de déploiement. Nous n'avons aucun renseignements sur les yssois, on ne sait ou ils auraient pu se planquer. L'éclaireur doit nous avertir si il détecte des traces d'activités récentes. Si les noddiens étaient encore présents ça se serait su de toute façon donc à fortiori pour le moment nous devons considérer que si trace de vie il y a dans le secteur ce sont les yssois. En partant du principe qu'il s'agit de commandos du FSIR, soit ils se sont laissé aller et on aura des traces, soit ils se caches et même nous à pied nous aurons du mal à les trouver.

Voilà pour la situation général.

A priori comme indiqué précédemment, la probabilité de rencontrer de la résistance est faible. Très faible mais pas nulle cependant. Il est possible que nous rencontrions des groupes de pillards. Il nous faudra fouiller leur caches si jamais nous ne trouvons pas le colis. Tachons donc si contacte il y a de faire des prisonniers.

Et d'ici après demain les avarois franchirons le fleuve Boukh. Comme je ne souhaite pas qu'ils pensent qu'on leur aurait grillé la politesse nous avons jusqu'à demain minuit pour trouver ce qu'on cherche. A partir de midi aujourd'hui nous aurons une fenêtre de trente-six heures, donc inutile de se presser mais pas question non plus de lambiner, on embarque, on décolle, on atterrit, on cherche on dis bonjour/au revoir, on trouve, on récupère le colis, on exfiltre les FSIR, on s'exfiltre nous même et on rentre à la maison toujours avec le crochet par Venys.

Nous formerons quatre équipes. L'équipe Dahu : Sylith, Dorothée, Alexander et Laura seront débarquées sur les côtes avec la Cyva via une des barges de l'Hermann, il et elles doubleront au sol notre couverture aérienne et quadrilleront la ville afin de prévenir tout pépin. L'équipe Dragon sera emmené par Muller avec des nautiens et un commando libertin, l'équipe Lièvrathan par moi-même, avec des nautiens et ma compagnie de zapeurs. Nous agirons en binôme afin d'assurer une assistance mutuelle en cas de problèmes. L'équipe Tryton sera chargé de sécuriser les berges aménagés sur la rive gauche du Boukh pour permettre l'exfiltration des yssois si jamais on les trouves. Ils viendront sur place par navire, l'Argoz les débarquera.

Sur ce, si vous avez des questions c'est le moment. »



Julius Muller a écrit:
Julius opinait aux propos d’Edorel.

Julius : Pas de questions pour ma part mais une remarque. J’ai reçu une communication d’Audrys, on a des coordonnée d’un lieu de rendez vous pour retrouver des membres du commando yssois. J’aimerais être déployé de façon a faire jonction avec eux.

Pour ce qui est de l’incursion avaroise. Elle se focalisera sur le nord de Noddia dans un premier temps. Le colonel Moutzbatten a reçu la consigne de me faire un rapport d’avancée qui sera envoyé sur une fréquence de l’ONA, l’Hermann et l’Argoz on reçu les éléments pour pouvoir capter ce signal. Nous saurons donc en temps réel comment évoluent l’expédition internationale.

Quand est ce qu’on y va ?



Edo a écrit:
« Donne les coordonnées que je les inscrivent sur la carte. Ok pour les avarois, mais j'ai quand même la vague impression qu'on ne devraient pas trop traîner sur place... »

Impression qu'Edorel et Julius n'allaient pas tarder à confirmer plus tard … Mais pour l'heure.

« Bien, sur ce, je veux tout le monde sur l'Hermann, dans une demie-heure, on embarque. »

***


« Meh, je m'attendais à autre chose.

-Quoi donc ?

-Je ne sais pas, du moins je ne saurais pas y mettre des mots.

Edorel se rendit compte qu'avec les respirateurs les mots étaient bien moins compréhensibles, il porta un doigt à son oreille droite.

-Test radio.

Tout le monde répondit par l'affirmatif.

-Réglons nos montres, il est 8h43 du matin. »

L'aéroport d'Alunéis était immense, et vide... La folie des grandeurs de ses bâtisseurs n'a pas permis de leur faire voir que quasiment aucun avion ne viendrait desservir cet aéroport compte tenu de la réputation de Noddia dans le micromonde. Les quelques silos à missiles anti-aérien laissés à l'abandon laissaient supposer que l'endroit avait été reconverti pour un usage militaire. De fait l'avion-cargo n'eut aucun problème pour se poser. L'endroit était à l'abandon. En dehors du tumulte du débarquement de la troupe, il n'y avait que le silence. Silence parfois brisé par le survol d'un des chasseurs aigle quadrillant l'espace aérien au dessus de la ville.

« Huntleyz, prenez dix hommes et allez inspecter les hangars et garages, trouvez des véhicules en état de nous emmener en ville. On se rassemble au terminal tous en attendant. Julius, vois si on peu établir un contact avec les yssois ou Audrys. Quant à moi je vois ou en sont les gosses. »

Il ne fallut pas plus d'un quart d'heure à Huntleyz pour trouver plusieurs véhicules à priori en bonne état. Les clés sur le contacts et à défaut d'avoir les réservoirs pleins, les citernes à kérozène firent l'affaire.

Au même instant à plusieurs kilomètres au sud, une barge de débarquement accosta sur la place, une voiture au moteur puissant en sorti. L'histoire de cette Cyva n'était pas des plus heureuse. La voiture devait servir à un rallye, qui n'eut jamais lieu. En désespoir, elle fut reconverti en véhicule militaire, l'ajout de plaque de blindages, d'une tourelle mitrailleuse et quelques réglages du moteur pour compenser le poids lui avait donné une nouvelle jeunesse.


« Lièvrathan à Dahu, Lièvrathan à Dahu, répondez Dahu.

-Ici Dahu Papa, 5 sur 5 à toi.

-Pas Dahu Papa, Dahu tout court jeune fille.

-Oui Papa.

-Pas Papa, Lièvrathan, ça fait pas professionnel sinon. Alexander, Laura vous êtes bien attachés ? Non je demande ça comme ça, comme c'est moi qui leur à appris à conduire, elles n'ont pas pour ainsi dire une conduite des plus souples. J'espère que vous êtes à jeun sinon.

Les enfants Muller se regardèrent d'un air incrédule. Pour Alexander qui était debout à la tourelle mitrailleuse, ça n'allait pas être une partie de plaisir.

-Ahem, Dahu 4 à Lièvrathan. Merci d'avoir prévenue. »

Au même instant un peu plus loin Muller tentait d'établir le contact :

« Dragon a Audrys… Dragon 1 a Audrys, nous venons de mettre pied à terre, nous sommes a 20km de l’objectif principal, répondez, a vous !

* fritures *

-Dragon à Audrys, nous demandons confirmations des coordonnées de jonction, vous me recevez ?

-Ici Audrys, je vous reçois. Les coordonnées de jonction sont confirmées, j’ai reçu un dernier retour radio faisant état de combats près du point de rendez vous, attendez vous a être accueilli sur place. A vous.

Julius lança un regard a Edorel qui en avait terminé avec les enfants, il avait écouté d'une oreille mais capter le plus important cela dit, ça commençait mal.

-Bien reçu… Des informations particulières sur l’ennemi ?

-Aucune, j’essaie de reprendre contact depuis une heure, sans succès, allez sur place et rendez compte.

-Bien reçu, transmettez nous toutes nouvelles informations, terminé.

Julius coupa la transmission. Gatline croisa les bras et huma l'air de son respirateur.

-Voila qui change tout.

-Ils sont à 8km à l’intérieur des terres, dans un centre d’entrainement de la Police d’Etat Noddienne. Le lieu permet une défense facile, on ne sait pas combien d’yssois sont la bas mais on peut penser qu’ils ont réussi a se débrouiller

-Ils ont quoi en face d’eux ? Demanda Blancke.

-Très bonne question, l'éclaireur ne pourra pas nous renseigner de la-haut. Quoique ce soit, civils, militaires ou pillards, ils ne seront certainement pas heureux de nous voir débarquer.

-Noddia n’était pas censée être une île morte ?

-Tu crois qu’ils viennent d’où les civils qui essaient de passer la ZCI ? Reprit Muller. Il y a des survivants bien sur que oui… On a pas le choix, on doit les chercher. Ils ont des infos sur la configuration du terrain, si ils n’ont pas réussi a récupérer le magot seuls, on doit savoir pourquoi. Bon, on se rapproche du centre, Lièvrathan sur l’ouest, Dragon sur l’est, on suit la même route jusqu’au croisement de ces routes secondaires a 4 km et on se sépare. On utilise les canaux sécurisés, pas de noms ou d’infos en clair, on utilise les noms de code. L'aéroport doit sans doute compter bon nombre de véhicules. Sécurité minimum, une avant-garde légère et un convoi serré, on doit aller vite. Des questions ?

-Aucune mais va falloir mettre les gosses au parfum.

C'est à ce moment là qu'Huntleyz débarqua.

-Messieurs, vos fières destriers attendent.

-Vous avez trouvés quoi ? Demanda Gatline.

-Deux bus, un camions-citerne, pleins de voitures. A vue de nez quarante places pour les bus. On peut détacher la citerne du camion pour faire remorquer le barda si nécessaire.

-Faites donc.

Tandis qu'Huntleyz tourna les talons, Edorel se chargea d'avertir Dahu.

-Lièvrathan à Dahu.

-Ouais ?

-Mise à jours les enfants, les infos étaient daubées, présence yssoise confirmé, présence hostile également en ville, nature indéterminée, peut-être armée, probablement dangereux. Ouvrez l’œil, évitez le contact, tir de semonce si nécessaire.

-Il faut s'attendre à des ennuies ?

-Non, attendez vous à ce qu'ils vous proposent du thé. Terminé. »

Quand Gatline répondait par un sarcasme même à ses enfants, c'est que quelque chose le tracassait. Blancke et les officiers présents sortirent de la pièce pour préparer les deux convois. Julius et Edorel discutèrent un moment de quelques menus détails en engouffrant rapidement une ration sur le pouce, ce que les hommes avaient fait après avoir fini les premiers préparatifs. Personne ne savait quand ils allaient avoir le temps de manger un morceau.

Une heure plus tard, les deux convois prirent la route en direction du lieu de rendez vous.



Edo a écrit:
La Cyva vrombissait sous sa lourde carapace et sa charge. Silyth était à la conduite, Dorothée à la place du mort. La seconde conduis mieux, mais la première, légèrement plus impulsive que sa jumelle faisait qu'elle maîtriserait sans doute mieux le véhicule en cas d'imprévus. Alexander à la tourelle, au siège arrière droite et Laura à gauche, la vitre ouverte juste ce qu'il faut pour permettre de mettre en joue tout ce qui pouvait l'être sans trop être à découvert.

Les jeunes avaient pénétrer les faubourgs d'Alunéis, dans ce qui ressemblait à un quartier résidentiel. Un endroit quelque peu dérangeant, toutes les maisons, individuelles étaient identiques les unes des autres. Seul changeaient parfois quelques couleurs ou l'agencement du jardin. Mais pas un chat, pas âme qui vive, le désordre pourtant était quasi-inexistant. Comme si toute vie avait soudainement disparue. Ce qui ne manquait pas de plonger l'équipage de la Cyva dans un certain malaise. La flémingite ça ne rigole déjà pas en soi mais au point de faire disparaître toute vie comme ça d'un coup. C'était autre chose. En discutant entre-eux les enfants en conclurent qu'il n'y avait qu'à ouvrir une porte d'une maison pris au hasard pour trouver un cadavre en décomposition, ce qu'au final, personne ne souhaitait vraiment vérifier.

En discutant par radio avec les autres équipes, Dahu comprit vite qu'ils n'étaient pas isolé, les autres unités avaient fait les même découvertes, et certains avaient daigner justement ouvrir une porte ou deux pour aller voir, et tomber parfois sur des familles entières de cadavres. Ce qui semblait confirmer la thèse d'une souche inconnue de flémingite particulièrement dangereuse.

Les filles et le garçon n'en eurent pas le temps d'en discuter, sur leur trajet un événement impromptu leur tomba sur le coin du nez. Tandis que les premières panneau signalaient enfin Alunéis elle-même, une masse sombre sorti de derrière un gros buisson. Silyth n'eut pas le temps de détourner sa conduite que la collision, inévitable, se produisit. Un dérapage contrôlé stoppa net la machine. Tout flingue dehors les quatre se mirent en position de faire face à une éventuelle embuscade, prêt à faire feu.

Mais rien ne se produisit.

Silyth fut la première à sortir du véhicule pour constater les dégâts. Le pare-choc légèrement éraflé ne montrait aucun autre signe de dégâts (preuve de l’efficacité du blindage). Dorothée et Laura sortir à leur tour tandis qu'Alexander mettait en joue la masse inerte avec la mitrailleuse gatline (MkIII, le modèle d'infanterie motorisé).


« Qu'est-ce que c'est ? Demanda Sylith qui était rester à la voiture.

-On dirait... Une biche ? Répondit Laura.

-Une daine, le pelage est tacheté. Ajouta Dorothée.

-Des cervidés à Noddia ? Demanda Alexander.

-Va savoir, elle a du s'échapper d'un zoo. Quoique l'endroit ne serait pas invivable pour des spécimens à l'état sauvage. Dorothée se releva. En tout cas à cette vitesse ses chances de survie étaient de zéro.

-Reprenons la route. » Demanda Laura avec une pointe d'empressement. Elle jetait des regards à droite à gauche. Clairement elle sentait qu'on les observait.

Dahu reprit sa route mais de l’événement encore plus impromptu qui suivit seul deux d'entre-eux en furent directement témoin.

D'abord Alexander qui à la tourelle mitrailleuse gardait l'animal mort dans son viseur. Il crut que ses yeux lui jouait des tours quand il vit que la bestiole bougeait encore. Il crut qu'il hallucinait encore plus en la voyant se relever et reprendre sa route en titubant. Les yeux écarquillés, bouche bée malgré le respirateur. Il jeta un coup d’œil à sa sœur et aux jumelles, aucune réaction. Elles n'avaient rien vit semblait-il.

Ce qu'Alexander ne vit pas, c'est que Dorothée, via son rétroviseur, les yeux écarquillés et bouche bée malgré le respirateur, avait également vu la daine se relever d'entre les morts.



Edo a écrit:
Gatline et Muller s'étaient séparés. Dragon s'en allait à la rencontre des FSIR tandis que Lièvrathan s'en allait direction l'E.T.R.O.N. Dans le ciel l'éclaireur aérien survolait encore et encore la ville, d'après les dires du chasseur libertin, il y avait des traces de combats, mais aucune activité depuis le dernier contact avec les yssois via Audrys. L'endroit semblait désert, çà et là des cadavres en état avancé de décomposition, des traces de combat mais ancienne, avec parfois des carcasses de véhicules parfois blindés, parfois non.

« Mais qu'est-ce qui s'est passé par ici ?

-La guerre civile, tout simplement Huntleyz. Entre les politiques qui se sont débrouillés pour se faire jeter du concert des micronations plus une maladie instopable, rien de tel pour mettre la plèbe dans l'émoi et lui faire perdre la raison. Même dans un état militariste et totalitaire comme celui-ci. »

Alunéis elle même était le fruit de l'imagination d'un état totalitaire, rien ne permettait de dire qu'une ville du nom de Lunebourg pré-existait à celle-ci à l'époque argeno-avaroise de l'île. Le plan hippodamien, l'allure massive et austère des bâtiments ainsi que l'omniprésence des symboles de l'U.R.O. et la palette des couleurs réduites à un nuancier des gris ne pouvaient que le confirmer. Les artères sont d'une largeur jamais vue ailleurs. Edorel pensait qu'on avait pas fait plus large que le boulevard de la couronne à Wilhelstaufen. Jusqu'à ce qu'il mette le pied à Alunéis, le boulevard en question n'aurait été qu'une simple rue ici.

« On a bien fait de mettre un terme à cette folie. » Ajouta t-il pour lui même.

Il ne fallut guère longtemps pour trouver le bâtiment du Trésor. En plus des symboles habituelles, deux clés croisés l'une à l'autre ainsi que le nom de l'administration bien visible sur la façade rendirent la chose aisément repérable. Gatline donna ses ordres, l'encerclement du bâtiment, puis pénétration par tout les orifi accès du bâtiment, fouille méthodique du sous-sol jusqu'au toit.


« Mes hommes, en dehors de nous personne n'entre ou ne sort d'ici, Huntleyz vous rester à l'extérieur, beuglez si il y a un pépin.

-Beugler ? Ce que je sais faire de mieux.

-Justement, si c'est pas nécessaire, ne le faites pas. Et allez-y molo quand même, je commence à être dur de la feuille mais ça n'est pas une raison pour me vriller le tympan. »

Les portes vitrés de l'entrée principale explosèrent sous le coup d'une salve de mitrailleuse, tandis que les entrées latérales et arrières du bâtiment furent ouvert en explosant les serrures. Gatline à défaut de pain d'explosif K4 (un puissant explosif krasslandais) il avait mis au point un explosif artisanale à l'aide de menthoz, une friandise zollernoise et de koka-kola, un puissant détergent toujours d'origine krasslandais. L’interaction entre les deux provoquer une explosion. Allez savoir pourquoi, Gatline avait commandé deux palettes de l'un et l'autre produit avant de partir pour Noddia.

La première chose qui sauta aux yeux était la quasi-absence de traces de combat au delà du hall d'accueil. L'agencement de l'endroit laissait supposer la présence du barricade.


« On s'est battue ici. J'aimerais savoir pourquoi. Six hommes qui surveille les accès aux étages, les autres avec moi on fouille les sous-sol. »

Il trouva un escalier de service et venait juste de s'y engouffrer quand il reçu un appel.

« Dragon à Lièvrathan.

-Dragon ici Lièvrathan, à vous. Qu'ès-ça donne Julius ?

-On est à la position des yssois.

-Quel est la situation ?

-L'endroit est désert.

-Désert ?

***


Au même instant à plusieurs kilomètres de Lièvrathan, l'équipe Dragon qui avait rejoint le point de rendez-vous avec les yssois eut droit à un revirement dans son programme

-Affirmatif Edorel. Kageneck est parti fouiller plus loin pour être sûr. Il y a belle et bien eu des combats ici et visiblement les yssois ont eut des pertes. »

Tandis que Julius expliquait la situation, il s’avança un peu plus, un médecin était entrain d'ausculter l'un des yssois mort.

« Qu'est-ce que ça donne ? Demanda Muller au médecin.

-Multiples blessures dut au combat mais aucune mortel. Le corps est tiédasse, la mort doit remonter à plusieurs heures. Mais c'est pas ça le plus étrange.

Le médecin releva le casque du soldat, le visage était figé dans une expression d’effroi.

-Pour avoir un cadavre qui nous tire une tête pareil, la rigidité cadavérique n'est pas en cause, et il faudrait qu'il y ait eu mort subite. Ce qui ne semble pas être le cas. Il a du se passer quelque chose d'autres, de peu souhaitable à qui que ce soit. Mais qu'est-ce...

Le médecin remarqua une étrange substance sur le bas du visage du mort, il y passa le doigt.

-Visqueux, collant, couleur blanchâtre et odeur... Il eu l'air étonné et se retourna vers Muller. Du liquide séminal.

-Pardon ?

-Je suis formel, soit les yssois ne savent pas se tenir en dehors des fêtes de la déflorayson, soit un assaillant en manque à voulu en profiter.

-C'est moi ou cette conversation devient un brin chelou ? Ajouta Edorel qui écoutait à trajet la transmission radio de Julius. Plusieurs autres hommes s'étaient rassembler autour du cadavre.

-J'ai comme un doute. Le médecin le retourna et la stupéfaction l'emporta sur tout le groupe. Le pantalon de l'yssois était déchiré au niveau des fesses, un même liquide blanchâtre tachant tout autour. Lésion anale, profonde. Plus de doute possible, notre homme s'est fait désanuser jusqu'à ce que mort s'en suive, si j'en crois cette mare de sang et de suc gastrique, une péritonite à eu raison de lui.

-Merci, on se passera des détails. Ajouta Julius qui en avait suffisamment entendu.

-Ça c'est du programme dis donc.

-Oh je t'en prie Edo'.

-Reste à savoir si c'était un coup en passant ou si c'est autre chose. Si on doit avoir à faire à des pillards nécrophiles j'aimerais être fixé assez vite.

-Ce qui me préoccupe moi c'est de savoir ou on filer les yssois.

-Ils ont forcément laisser des traces, ou des indices. Une vingtaine de personnes, même si c'est des commandos entraînés ça laisse des traces.

-Justement Kageneck est parti en éclaireur. J'attends de ses nouvelles...

-Bon, j'ai atteint l'E.T.R.O.N. j'ai commencé les recherches. Traces de combat ici et là, aucune activité récente, et une sensation étrange d'être observé.

-Pareil ici.

-Bon, restons à l'affût, on se recontacte si il y a du nouveau ou bien toutes les heures.

-Bien reçu Lièvrathan terminé. »



Edo a écrit:
Un groupe de cavalier fixait la ville d'Alunéis depuis les hauteurs surplombant le fleuve Boukh, bien en avant des premières lignes des troupes avaroises en garnison. Les hommes, une quinzaine en tout étaient habillés d'un genre de ciré marron leur tombant jusqu'au genou et portaient d'étrange masque comme ceux des médecins lors des épidémies de peste ou de flémingite. Sans parler du galurin qui serait tout à fait ridicule en d'autre lieux.

L'un d'eux qui semblait être à la tête de la troupe se retourna vers l'un de ses compagnons.


« Mercappolodore, vous êtes bien sûr que ça fonctionne ?

-Absolument messire, ça n'est pas ma première épidémie et cet habit m'a éviter bien des ennuies.

-Et qu'est-ce que vous avez fourré dans nos becs si cela n'est point indiscret ? J'avoue être légèrement incommodé par l'odeur.

-Du thym, de l'ambre en poudre, du camphre, des clous de girofle, du laudanum, de la myrrhe, des pétales de roses séchés, du styrax. Il faut aussi une sorte de vinaigre dont j'étais à cours, donc je l'ai remplacé par du vinaigre balsamique.

-Eh bien si ça c'est point du pot-pourri...

-Et c'est pour ça que ça me pique le nez depuis que j'ai enfilé ce truc. Répondit un autre, avec un fort accent zollernois.

-Bon. L'homme soupira. Inutile de faire plus attendre mon vioque. Je n'ose imaginer dans quel genre de pétrin il s'est fourré pour m’appeler en renfort.

-On ne pourra pas passer le Boukh à cheval.

-Certes non, d'après les éclaireurs, il y a des barques plus bas, on s'en servira.

La petite troupe reprit sa route jusqu'à la rive du fleuve.



Edo a écrit:
Gatline en avait terminé avec les sous-sols de l'E.T.R.O.N. et il n'avait guère d'espoir concernant le étages. Pourtant ses hommes fouillait minutieusement. Tout les coffres-forts avaient été percés presque sans effort. Pour ne trouver pas grand chose, des rapports classifiés sur les quelques quatre cents tonnes d'or de l'U.R.O., des lettres de changes, des objets de valeurs tel que de la bijouterie ainsi que plusieurs liasses de devises étrangères. Parfois fausses, parfois véritables, sans doute servait-il aux agents noddiens en mission ici et ailleurs.

« Qu'est-qu'on en fait chef ?

-Laissez, on est pas là pour ça. »

Même les placards à balai étaient vérifier, chaque défaut dans le mur laissant supposer un compartiment secret. Rien n'était laissé au hasard. Edorel, las des recherches testait tranquillement ce qui semblait être le fauteuil du PDG de la banque lorsque Huntleyz vint lui annoncer après deux heures de recherches.

« Rien ?

-Rien.

-Mmmh. Willyz, approchez. Edorel se leva. Asseyez-vous donc là dessus et dites moi ce que vous pensez. »

Légèrement surpris par la demande de son supérieur, l'ex-agent des ZZZ s'exécuta. Il se posa dans le siège en cuir et malgré ses efforts n'arriva pas à s'y sentir confortablement assis.

« C'est … dur. Rigide, on dirait que le cuir a été traité avec je ne sais quel rigidifiant.

-Ce qui doit être le cas probablement. J'ignore quel genre d'homme peu habité dans un pays pareil, une ville pareil et garder les fesses toutes la journée sur ce siège, c'est un coup à ce choper une fistule...

Huntleyz se releva soudainement, était-ce l'idée de la fistule qui le gênait ?

-Bref, tout ça pour dire que si on a rien trouver ici, c'est qu'il est temps de mettre les voiles ailleurs.

Edorel regarda sa montre, midi passé. Pas question pour autant d'enlever les respirateurs pour casser la croûte. La troupe entière avait fait un gros petit-déjeuner avant d'y aller. Inutile de perdre du temps avec un casse-dalle.

-Je suppose qu'il n'est pas possible de fouiller les systèmes informatiques car il n'y a plus de courant et qu'il nous faudrait des plombes pour le rétablir plus réussir à passer outre la sécurité et accéder à ce qui pourrait nous être intéressent. Bon, on dégage. Il nous faudra une heure pour atteindre le second site de recherche.

Il brancha sa radio.

-Lièvrathan à Dahu. Rapport de situation.

-Ici Dahu papa, on a croisé Tryton, rien à signaler de leur coté.

-Rien du coté de l'E.T.R.O.N., on passe au second site de recherche, comme d'hab, vous partez en éclaireur.

-Reçu reçu.

***


Kageneck était rentré bredouille de son pistage des yssois. Visiblement les FSIR savaient effacé leur trace.

« … On a du remonter jusqu'à deux bon kilomètres avant de perdre toute trace. C'est comme si ils s'étaient volatilisés.

-Venant d'eux ça m'étonne, ils n'ont même pas laissé un indice ?

-Rien.

Muller resta impavide. On ne perd pas une vingtaine d'hommes comme ça. Soit les yssois se sont spécialisés dans l'art de camoufler toutes traces de leur passage, soit ils ne tenaient pas à ce que ceux qui les ont attaquer dans leur planque les poursuives.

-Une idée global de la direction Kageneck ?

-Vers le nord il semblerait …

La radio de Muller tilta.

-Lièvrathan à Dragon.

-5 sur 5 Edo'.

-Fouille terminée, on passe au site secondaire.

-J'en déduis que tu n'as pas mis la main sur le trident ?

-Nope. Des thunes et des documents classifiés, pas de quoi fouetter un chat. Et toi aucune trace des yssois ?

-Non, juste une hypothèse. Kageneck suppose qu'ils sont parti vers le nord.

-Peut-être on t-il cherché un moyen de traverser le Bouhk et de rejoindre les avarois.

-Possible, le site secondaire se trouve aussi au nord.

-Hmm, deux possibilités alors. Soit ils ont voulu rentrer à pince …

-Soit ils ont eu une info concernant le site secondaire.

-Exact, inutile de s'attarder ici alors.

-J'informe l'Hermann, qu'ils prévoient un nouveau plan de vol pour la couverture aérienne.

-Reçu Dragon, Lièvrathan, terminé.

***


A bord de la Cyva, Dahu remontait le fleuve jusqu'à la banlieue nord d'Alunéis qui ne ressemblait guère à la banlieue sud. Tout portait à croire qu'il s'agissait là des beau quartiers résidentielle. Et à voir le nombre de muret orné de barbelés, de restes de checkpoint et la taille (immense) des propriétés vue depuis la route, pas de doutes possibles, Dahu se trouvait littéralement dans un autre univers. L'impression de malaise général qui était déjà ressenti le matin même était ici amplifié par un sentiment d'oppression. Les enfants Muller et Gatline épiaient chaque coin de rue, craignant de tomber sur une troupe de soldat noddiens fou furieux, leur brutalité était un fait avéré. Alexander avait arrêté de compter les endroits ou on avait semble t-il pratiquer des exécutions. Sans parler des tas de cadavres. Les noddiens étaient parait-il friand d'exécutions massives de personnes dites ''inférieurs'' (esclaves, étrangers, prisonniers politiques, ce genre de réjouissances)...

« Stop !

-Quoi ?

-Individue à trois heures. »

Laura avait vu juste. Au détour d'une rue, à quelques dizaine de mètres une personne se tenait au milieu de la rue. La voiture pila net et d'un coup de volant se retrouva en face du bonhomme.

« Il ne nous a pas entendu venir ? Demanda Sylith.

-Un vieux papy à moitié-sourd peut-être ? Répondit sa jumelle.

-Pas l'air hostile. Ajouta Alexander.

-Ça ressemble à une embuscade.

-Pour ça qu'un moyen de le savoir. »

Et Laura ouvrit sa portière, sorti du véhicule et s'approcha de l’autochtone.

« Oh la conne...

-Je vais avec elle. » Coupa Dorothée. Elle sorti à son tour et trotta pour rattraper sa comparse. Les filles marchèrent côte à côte.

« Tu entends ça ? Demanda Dorothée.

-Le silence ? Oui.

-Non, on dirait qu'il respire mal.

-Maintenant que tu le dis, ça doit être un grabataire. Holà mon brave !

-Mais qu'est-c...

-Laisse faire. Bonjour, pourriez vous nous renseigner ma copine et moi et ...

L'homme commença à se retourner. Les deux filles se dévisagèrent en voyant la tête de l'individu. Le teint pâle et livide, les yeux rougis par le sang, l'allure sale dénotait un manque total d'hygiène. Il commença à s'avancer vers les deux femmes, en traînant une patte et respirant très mal.

-Euh... Laura eut un air ahuri quelques instant. Vous vous sentez bien ? Vous m'avez l'air un peu, palot.

-C'est sûr sous cette latitude...

-'Aaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrt... L'homme semblait vouloir dire quelque chose.

-Pardon ?

-Aaaaarrrrrrt … Paaaaaaaarrrrrrrrrt...

-Par ?

-Art ?

-Paaaarrrrrrrrrtttttt...

-Il veut nous dire quelque chose je crois.

-Ouais mais quoi ?

-''Part'' je comprends.

-Il nous demande de partir ?

-Non il prononce le T.

Et tandis que les filles devisaient entre elle l'homme sérieusement mal en point s'approchait encore.

-''Part'' … Partir ?

-Particulier ?

-Partition ?

-Parturiente ?

-Hé la-bas ?!

-Quoi ?!
-Quoi ?!

-Sylith demande ce que ça donne avec le type. Beugla Alexander.

-On y travaille !

-Paaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrttttteeeeeeuuuuh …

-Oui ça va on a compris.

-Paaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrtooooooooooooouuuuuuuuuuuuzeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuh !

-Pardon ? »

Et l'homme qui se trouvait qu'à quelques mètres des filles se jeta sur Laura …



Et commença à se frotter à sa jambe. Totalement surprise Laura fut incapable de se défaire elle-même de l'emprise de l'homme qui était bien accroché, après plusieurs tentatives infructueuse et plusieurs crochet, Dorothée réussit finalement à jeter l'individu à terre. A peine remise de ses émotions que Laura dut faire face à une nouvelle charge, contré cette fois par Dorothée, pistolet à la main. Elle logea deux balles dans le buste de l'homme et une en pleine tête.


« Ça va ?

-Le sale petit enculé.

-Hé, c'est quoi le délire ? Lança Sylith depuis la voiture.

-Il s'est jeté sur nous ! Qu'est-c'tu crois qu'on a fait, on la refroidit !

-T'en est sûr ?

-Quoi ?! Dorothée se retourna, l'homme se relevait, à grand peine, mais il était en bonne voie.

-C'est une plaisanterie ?

-Paaaaaarrrrrrttttooooooouuuuuze.

-Partouze ?

Laura, les yeux noir de colère coupa net la parole à Dorothée, elle s'avança, d'un coup de pied elle plaqua au sol le noddien censément mort et lui asséna plusieurs grand coups de pied dans les parties intimes. Ce qui semble t-il acheva définitivement leur agresseur. Cela n'empêcha pas Laura d'y remettre plusieurs coup pour vérifier qu'il est bien mort. Le tout sous le regard interlope de Dorothée.

-Alors celle-là c'est la meilleur.

-Personne ne me touche.

-Ça je l'avais compris. Ça ne nous avance guère plus mais … Tu entends ?

-Le silence je sais.

-Non non, ya autre chose.

-Quoi ? »

Ce que Dorothée avait entendu, et qui commençais à se voir à l'autre bout de la rue, c'est un véritable troupeau de gens, tous aussi mal en point que le malheureux qui gisait à terre. Et ils avançaient.

« On décroche ! »

Et à peine elles se mirent à courir vers la Cyva que ce qui ressemblait fort à des zombies se mirent à les charger. Sylith faisait vrombir le moteur et la mitrailleuse chauffait. Les filles avaient une avance suffisamment importante pour pouvoir atteindre la voiture.

« Roule putain ! »

La voiture parti avec un à-coup tel qu'Alexander manqua de peu d'être éjecté. Heureusement qu'il avait un harnais en guise de ceinture de sécurité. Les zombies étaient à une dizaine de mettre quand il appuya sur les deux gâchettes et noya la masse sous un déluge de plomb.



Edo a écrit:
La petite troupe d'avarois progressait sur le fleuve quand ils entendirent une forte détonation. Le beau temps excluait un orage et ça ne ressemblait pas au bruit que pouvait produire même une centaine de canon tirant en continue. Seul l'homme qui commandait à la troupe savait de quoi il retournait et se disait que si on tirait à la mitrailleuse gatline, c'est qu'il y avait de quoi se faire du soucis.

« Souquez plus vite marin d'eau douces, quand ça pétarade comme ça c'est qu'il y a du spectacle à ne pas louper. » Lança t-il à ses hommes. Surtout si c'est bien mon père aux commandes, ajouta t-il pour lui-même.

***


Les grillages avaient été forcé, nul doute, et les traces étaient encore fraîche, Kageneck était formel, quelqu'un se trouve dans le bunker dont on pouvait voir l'entrée et deviner avec un peu de jugeote que ses galeries couraient sous la colline.

« Reste à savoir comment ils auraient réussis à entrer. Ajouta t-il.

-Pas de traces d’effraction. Remarquez, une porte pareil...

-Oui, ils ont du trouver la clé. »

C'est alors que le vrombissement d'un cortège de véhicules se fit entendre derrière Muller et Kageneck. La cavalerie arrive, et avec un Edorel Gatline a sa tête qui avait connu des jours meilleurs. Celui-ci descendit de son véhicule, suivit de près par Huntleyz et Antimachos.

« Note pour le rapport de mission, ''l'étron a fait choux blanc.'' Enfin, on se comprend n'est-ce pas ?

-C'est sûr...

-Alors, j'ai loupé quelque chose ?

-Pas grand chose, jusqu'à ce qu'on arrive ici. Muller désigna l'entrée du bunker. Des traces de passages, fraîches de quelques heures. Kageneck pense qu'on talonne les yssois.

-Yssois qui sont planqués la-dedans j'imagine.

-Possible. Les traces s'arrêtent ici, ils n'ont nulle part ou aller et ils n'ont pas pu s'envoler grâce à l'intervention de Poséydon.

Edorel s’avança un peu plus et et fit un rapide tour de l'endroit avec ses yeux.

-Pour avoir moi-même fait construire des bunkers, il est une règle communément admise que toute installation de ce genre est pourvu d'un groupe électrogène autonome. Ça évite de pomper sur le réseaux civil. En plus d'éviter les coupures de courant. Ça et un moyen d'ouvrir le complexe de l'extérieur … Ou pas remarque, un simple court-jus ferait l'affaire.

-C'est dans tes cordes ?

-A moi non, mais j'ai quelques électriciens parmi mes gars, le temps de trouver le groupe électrogène et selon la complexité du bouzin d'ici un quart d'heure une demie-heure Zézame s'ouvrira. »

C'est alors qu'une forte détonation se fit entendre. Muller leva la tête cherchant des yeux l'origine. Kageneck et Huntleyz avaient déjà dégainé tandis que Gatline se contenta de sourciller.

« Ah !

-Dahu ?

-Ma main à couper. Et si ça tire à la tourelle...

Les détonations continuaient, Edorel tenta d'établir le contact mais avant qu'il eu pu parler il subit en plein dans ces oreilles le bruit assourdissant de la mitrailleuse. Ça et les exclamations à la fois énervé, affolés et terrifiés de trois pucelles et un gringalet, le tout grâce à la radio. Impossible d'en placer une. Finalement pour préserver le peu de capitale auditif qui lui restait il coupa court à la liaison.

-Je viens de me payer le deuxième pire acouphène de mon existence.

-Qu'est-ce que ça donne ?

-Je sais pas, entre les coups de feu, les hurlements et me semblait-il un moteur à deux doigt d'exploser, j'ai pas eu le temps de demander des nouvelles aux mômes.

-Ça m'a l'air mauvais.

-Tant qu'ils roulent ils n'ont aucun soucis à se faire et d'après ce que j'entendais c'était le cas. Zergent, prenez dix hommes et allait me remettre le groupe électrogène en marche. Julius je ne me fais aucun soucis pour les fruits de nos entrailles. On les a formé je te signale. Ben tiens, tu entends ? Plus rien, ils ont du régler la chose. »

Julius n'avait pas l'air rassuré, mais Edorel (ni personne d'autre) ne se doutait à cet instant de ce qui leur arrivait dessus. Les hommes désigné par l'ex-Feld-Maréchal s'en allèrent remettre le complexe en marche. Se changeant les idées, Muller fit un rapide topo sur ce qu'il avait trouvé de son coté.

« Violé tu dis ?

-Il semblerait.

-Ça ressemble au pitch d'un mauvais film de post-apo krasslandais.

-Pourtant crois-moi, ça se voyait qu'il avait souffert.

-Ce qui m'intéresse surtout c'est de savoir quel était le motif de son bourreau.

-Cette question me taraude aussi l'esprit j'avoue. Au moins, l'effet bénéfique c'est que tout le monde maintenant surveille bien ses arrières.

-Hé hé hé. Comme quoi à la guerre, ça ne suffit pas serrer les miches.

-Ça non … Attends, tu entends ?

-Bruit de moteur. V8.

-C'est eux. Julius avait sorti ses jumelles. Bordel ils vont trop vite.

-Ils ont loupé la route.

Les deux parents avaient bien de quoi s'inquiéter, la Cyva surgissant à l'horizon, roulait à vive à allure. Et se retrouva sur la terre sèche, alors qu'elle était équipé pour la route. La voiture fonça dans l'ancien champ de mine parsemé depuis de cratères et ne manqua pas de buter sur un nid de poule qui fit faire une embardée fatal à la voiture. Celle-ci fit plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser sur le dos. Le tout sous les yeux effarés des paternelles.

-TOUBIIIIIB !

Tout les soldats présents accoururent vers la voiture, Julius et Edorel en tête. Ils ralentirent l'allure quand ils virent ses occupants s'extraire à grand peine mais visiblement sans trop de casse.

-Je t'ai dit de tourner à gauche cornecul ! Dorothée était remonté contre sa jumelle.

-Oh ça va, tu conduira au retour.

-Ta gueule, j'ai l'épaule démise avec ta connerie !

-On se calme mes demoiselles ! Edorel tenta de calmer le jeu, dans les fratries les disputes sont déjà assez tumultueuse, mais entre jumeaux monozygote ça pouvait virer à la guerre en moins de temps qu'il n'en faut.

-Ça va aller ? Demanda Julius. Vous avez eu le diable aux trousses ?

-Presque. répondit Alexander. Il était blanc comme un linge.

-C'est quel bras ? Edorel entreprit de remettre l'épaule de sa première ex-aequo fille chérie.

-Épaule droite. »

En dehors d'une épaule démise, c'était un miracle que les quatre s'en sorte aussi bien. Pas étonnant à ça quand on pense que la voiture était un modèle de rallye, taillé pour réduire les risques de blessures au minimum. Pas de doute les krasslandais connaissait leur affaire. Mais ça n'expliquait pas pourquoi Dahu roulait à une vitesse pareil. Laura qui était des quatre la plus disposé à discuter fit son rapport sur ce qui les poursuivait. La rencontre qui tourne mal, les coups de feu, la fuite...

« Des … zombies ?

-Tout juste.

-Des zombies partouzeurs donc. Vous êtes sûr que c'était pas juste le gars que vous avez refroidit ?

-Non. Quand il y a plusieurs centaines de ses petits camarades qui rappliquent en répétant à tue-tête le mot ''partouze'', il y a de quoi s'inquiéter.

Julius et Edorel s'échangeait des regards incrédules, ce que Laura gouttait fort peu compte tenu de son témoignage.

-Ma foi. Reprit Edorel. Admettons, ce sont justes des zombies, un coup à la tête et l'affaire et plié, suffit juste de bien viser et d'économiser ses munitions.

Laura secoua la tête.

-Dorothée, à ton avis les probabilités de survivre à une balle en pleine tête ?

-Extrêmement faible. On m'a raconté l'histoire d'un soldat qui s'est pris une balle en plein front en Edredonie, il y a survécut, mais ça c'était un miracle.

-Le caporal Zchtoffle ? Je connais, d'après les médecins il ne dormira plus de toute sa vie.

-Pa', je lui ait allongé une balle en lui perçant l’œil gauche et à bout portant et il s'est relevé !

-Comment vous l'avez eu ? Demanda Julius.

-En lui lattant les couilles. Répondit Laura du tac-au-tac.



-Pardon ?

-J'ai du m'y reprendre quelques fois mais oui, plusieurs grand coup sous la ceinture ça l'a achevé.

-Ça … étaye la théorie du zombie partouzeur faut reconnaître.

-Nom des dieux …

-Ouais, je crois que t'as pensé à la même chose que moi.

-Vous pouvez nous mettre au jus ?

Julius expliqua l'histoire du commando retrouvé mort dans une posture des plus humiliante.

-Ça vous a pas semblé étrange ? Demanda Alexander.

-On a pensé à quelqu'un qui avait une envie pressante.

-Très, et puis, les noddiens étant des gens détraqués ça n'a semblé choquer personne.

-Vous entendez ?

-Quoi encore ? »

Tout le monde s'arrêta. En dehors des troupes qui continuaient leur activité devant l'entrée du bunker, le silence régnait entre les deux pères et leurs enfants. Chacun se questionnait du regard, mais Dorothée ayant toujours eu l'ouïe fine fit signe encore de faire silence. Mais quelque chose était perceptible au loin, comme le grondement du tonnerre, et ce malgré la météo qui avait annoncé un grand beau temps sur la région. Puis l'on pensa à un troupeau de bestiaux, mais il n'y avait ni cloches, ni cris de bergers. Julius se leva et fit un tour d'horizon avec ses jumelles.

Il eu nul besoin de dire ce qu'il avait vu, il passa ses jumelles à Edorel. Lui aussi tira une têt de trois pieds de long. Il brancha sa radio.


« Zergent, ou vous en êtes avec le groupe électrogène ?

-Encore dix minutes chef.

-Vous en avez deux.

-Deux minutes ? Mais chef …

-Deux minutes, sinon serrez les miches très fort. »

Et il coupa la transmission.

Une horde de zombie avançait vers eux. Bientôt la centaine d'hommes qui traînait devant le bunker se figeait de stupeur devant la chose. Il n'en fallut pas plus. Gatline et Muller donnèrent leurs ordres, les véhicules furent rangés de manière à offrir une couverture et un moyen de contenir la horde. Mais ça n'allait pas suffire à long terme.


« Une idée du nombre Edo' ?

-Mettons, Alunéis c'était quelques millions d'habitants. La moitié a passé l'arme à gauche, un quart à fuit dans différentes directions … Non, désolé Julius, même avec les estimations basses, ils nous écrasent.

-Bon, on a deux minutes alors.

-Oui, ça va être long …

Tout les hommes disponibles avaient leur arme en main, tenant en joue la horde de partouzeur censément mort.

-Soldats ! Visez sous la ceinture !

Les hommes se regardèrent, les quelques rares femmes présentes osèrent une réaction de satisfaction.

-Faites ce que je vous dis bandes de nigauds, et économisez vos munitions ! »

Sur cette parole, Edorel pris son fusil, visa, et abattit à un peu moins de deux cents mètres un zombie pile à l'endroit ou il faut.

Il n'en fallut guère plus pour initier le mouvement, les premiers tirs fusèrent en direction de l'assaillant, suivis d'un véritable feu d'artifesse. Coup par coup, par rafales courtes ou longues, chaque personnes présentes donnait le maximum pour abattre chacun au moins une vingtaine de zombies.


« JULIUS !

-QUOI !?

-J'SUIS TROP VIEUX POUR CES CONNERIES !

-TAIS TOI DONC ET VISE ! »

Julius tirait au fusil F1, tout comme les enfants. Seul Gatline ne faisait rien comme les autres, il avait récupéré son fidèle fusil Winchezter, une arme magnifiquement ornée que feu le Grand-Duc Louis lui avait remis pour son accession au poste de Feld-Maréchal en tant qu'arme de fonction. Certes, c'était un simple fusil à levier, joliment obsolète vue la situation. Mais dieu ! Qu'est-ce que c'est classe ! Avec une petite lunette x4 en prime, ça restait une arme efficace. Seul le temps qu'il fallait pour recharger balle par balle posait un inconvénient notoire.

Et voilà ou était le problème, pour chaque zombies qui tombait castré, il y en avait une vingtaine d'autres, et ainsi de suite. Et ils se rapprochaient, inexorablement. Certains commençait à être abattu à bout portant et la panique commençait à se sentir dans les rangs.


« Père ! On va pas tenir plus longtemps ! Lança Alexander.

-Il faut que la porte du bunker s'ouvre ! Edo' ?!

-Si ils se bougent pas plus je te jure que ça va barder pour certains si on survit à ce merdier !

-La porte ! Sylith hurla, la porte du bunker commençait à s'ouvrir.

-Repli à l'intérieur, repli à l'intérieur ! »

Mais en lieu et place d'un repli bien organisé, c'était une véritable débandade. La perspective de finir sa vie par une péritonite avait donné à tous un coup de fouet à l'instinct de conservation. Se furent les flancs qui cédèrent d'abord, ceux qui étaient le plus loin de la porte, les libertins et les nautiens couraient pour leur vie (et leur fesse) tandis que le centre, gardé par les zollernois tenait encore quelques instant avant que la pression ne soit trop forte. Ce furent seulement eux qui se replièrent en bonne ordre, à reculons, canon pointé vers l'ennemie, formant un carré inexpugnable commençant même à monter les baïonnette sur leur armes.

« Il y a des retardataires !

-Trop tard pour eux.

-Mais …

-Trop tard j'ai dit ! »

Julius agrippa une des jumelles et l’entraîna avec elle dans le carré. Plusieurs hommes, tétanisés et perdant leur moyens s'étaient retrouvés coincé par les zombies. Muller avait paré au plus simple, soit c'était eux, soit c'était tout le monde. Les dernières secondes furent les plus longues, les survivants avaient réussit à pénétrer l'endroit, mais les portes tardaient à se refermer. Plusieurs dizaines de zombies furent accueillit par des salves bien nourris au niveau des bijoux de familles. Les autres furent finalement broyés par la fermeture des portes.

Pendant un instant qui sembla durée une éternité, ce fut le noir et le silence complet. Puis un petit grésillement, des clignotements soudains. Les lampes néon du plafond s'allumaient petit à petit, et une petite musique militaire se mit en route dans les hauts-parleurs. Le hall d'entrée était d'assez grande taille, sur le mur faisant face à l'entrée, un oméga énorme entouré d'une phrase écrite dans une écriture typiquement noddien qui disait ''Nøddiå au dêssûs de tut !''

Devant les survivants la lourde porte blindé résonnait des coups donnés par les zombies pour l'ouvrir. La tension était encore grande, mais elle diminuait un peu. Edorel tenta d’accélérer le processus.


« Si on m'avait dit la semaine dernière que j'allais me retrouver assiégé dans un bunker avec cinq-cents tonnes d'or et un trident, par vingt milles zombies qui ont la ferme intention de nous péter la rondelle... J'avoue que j'aurais été plutôt septique.



Ahem …



C'est la Mort rouge et le Roi en jaune qui entrent dans un bar...

Julius lui coupe net la parole.

-Edo, s'te plaît, tais-toi. »


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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:11 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

Edo a écrit:
Acte III – Siège


Dans le bunker, paré de tout son béton renforcé, caparaçonné de son blindage, coupé du reste du micromonde par une lourde porte d'acier d'au moins dix mètres d'épaisseur, Edorel Gatline, Julius Muller, leurs enfants respectif ainsi que leur seconds et leur troupes hétéroclite de zollernois, de nautiens et de libertins était actuellement assiégé par une méchante troupe de morts censément mort (mais en réalité bien vivant), animé par un seul et même esprit de groupe, une seul volonté, un seul souhait.

Leur paytay la rondelle ! À tous.

En voilà un programme … toutafé original. Malheureusement pour ces zombies partouzeurs ça n'était pas vraiment le but de la visite de nos deux compères et de leurs sicaires, acolytes, et progénitures. Ils avaient une mission, un objectif primaire et un autre secondaire. Récupérer une précieuse relique et secourir ceux qui devait le faire avant, et qui visiblement ce sont quelque peu retrouvé coincé eux aussi. En fait compte tenu de la situation et des faibles taux de s'en sortir vivant, Muller et Gatline était eux aussi un peu coincé.

La troupe avait pris ses quartier dans le hall d'entrée, certains faisaient les cents-pas, d'autres avaient sortis les jeux de cartes, les gosses s’ennuyaient ferme et les parents tenaient conseil avec leur séides respectifs.


« État des pertes ? Demanda Gatline.

-Treize manquants à l'appel. Répondit Huntleyz. Six nautiens, quatre libertins et trois zollernois.

-Ça s'annonce plus compliqué que prévu. Déclara Muller.

-Qui pouvait s'attendre à des zombies hein ?

-Si je le savais. Ce qui m'intéresse actuellement c'est de savoir comment ils sont apparus.

-On prendra le temps d'y réfléchir plus tard, on a d'autres chat à fouetter. T'as réussi à contacter l'Hermann ?

-Non, j'ai essayé, mais quelque chose brouille nos transmissions, sans doute le bunker a un dispositif.

-Si dispositif il y a, alors il y a une salle de commu'.

-On la trouve, on fait sauter le brouillage et on appelle des renforts.

-Plus qu'à consulter les plans, normalement c'est tout indiqué.

-Et toi ?

-Moi j'ai au moins cent kilomètres carré de bunker à fouiller de fonds en combles.

-Essaie le … système informatique, si tu réussi à y accéder peut-être que le trident y a été répertorier.

-C'est à creuser oui. Edorel se leva. Rassemblement vous tous ! »

Les soldats vinrent tous, certains en traînant des pieds, ça ne faisait qu'une demie-heure que tout le monde était dans ce bunker mais certains pensaient que ça faisait plusieurs heures. Dehors, on entendait toujours les zombies tambourinés sur la porte.

« Comme vous l'aurez remarqué notre situation s'est quelque peu … compliquer. Le renseignement ne nous a pas averti de la présence de mort-vivants obsédé. D'ailleurs, il est quasi-sûr que le renseignement n'était pas au courant de ce détail. Détail qui nous a coûté treize hommes. Je ne vais pas me formaliser la dessus plus longtemps, vous saviez tous dans quoi vous vous engagiez. Même si tomber au champ d'honneur le fondement profané n'est pas la plus belle des morts qui soit.

En tout état de cause, nos objectifs de missions restent inchangés. Personne ici ne repartira sans le colis. Hubert Maurice doit nous envoyer des renforts, mais pour cela, il faut trouver et mettre la sourdine sur le brouillage radio qui émane du bunker. Ziemenz et Phillipz, vous êtes les deux spécialistes dans le domaine, vous et vos hommes allez accompagner Muller dans cette mission. Les autres, nous avons un bunker grand comme un quart d'Alunéis à retourner, alors vous allez me faire le plaisir de quadriller et ratisser ce trou au peigne fin. Le premier qui met la main sur le colis pourra emporter tout l'or qu'il pourra se trimballer sur le dos. Et si vous tombez nez à nez avec un mec qui sent l'opyum et l'absynthe à plein nez, beuglez fort mais ne l'effrayez pas, ces types pourraient vous tuer en deux heptasyllabes iambiques, donc soyez diplomate et ne faites pas les malins.

Sur ce soldats, la pause est fini. »

Les hommes grommelèrent, comme à leur habitude quand le rappel est sonné. Gatline se retourna vers Muller.

« J'aurais besoin du maximum d'hommes possibles, ça ne t'ennuie pas si je prend Dahu avec moi ?

-Non. Je crois qu'à dix on sera bien assez nombreux pour remettre les communications en marche.

-Ok. Si tu peux remet le système interne en marche, avec ces murs je doute que nos messages radios passent, les interphones nous seraient d'une grande utilité.

-Je verrai ça en route. »

Après avoir donné leur ordres les deux hommes se séparèrent chacun de leur coté.



Edo a écrit:
Le premier hangar était immense, partitionné en cages d'acier chacune immatriculé. Elles ne contenaient que des lingots d'or en barre de quatre-cents onces chacune.

Autant dire que ça faisait un bon paquet de fric...


« Il faut bien l'admettre monsieur. Disait Alexander à Edorel. Ça serait bien dommage de laisser tout cet or là …

-Tututut.

-Mais …

-Nous venons récupérer l'objet d'un vol, pas en commettre un.

-Mais enfin 'Pa …
-T'as dit que celui qui trouvait le trident …
-Pouvait emporter tout l'or qu'il peut …
-Ouaip. »

Edorel regarda ses jumelles d'un air désappointé. Il soupira, grogna et continua de marcher.

-Normalement c'est la salle à gauche pour tout les objets de valeurs.

Et il continua de marcher, boitillant toujours de sa jambe droite.

« C'est pas comme si les noddiens allaient se soucier pour une ou deux barres de toute façon. » Décida Alexander avant de glisser ni vu ni connu un lingot dans son sac.

Le petit groupe se retrouva finalement nez à nez avec une immense porte blindé. Plutôt que de passer une heure à pirater sa commande, le vieillard qu'était Gatline flanqua un énorme coup de crosse sur le tableau de commande et traficota les fils électriques pour provoquer un court-circuit.

« Même pas du niveau maternel. Ces glands n'ont jamais du se douter qu'il y aurait quelqu'un pour venir tripatouiller dans leur affaires … AÏE ! Salop'rie ! »

La porte sur ordre du court-circuit commença à coulisser laissant entrevoir une nouvelle pièce sombre. Tout allait pour le mieux jusqu'à ce que la porte révéla un zombie, qui se tenait dos à la porte et que l'ouverture intrigua sans doute. Mais il n'eut point le temps de commettre son forfait, Edorel lui envoya la crosse de son fusil dans les bijoux et l’allongea pour de bon d'un deuxième coup à la tête. La porte grande ouverte donnait sur le noir. Il alluma sa lampe-torche pour n’éclairer que quelques caisses empilées les unes sur les autres. Certaines avec des inscriptions d'autres non.

« Jackpot. Trouvez moi la lumière et …

Sylith l'avait trouvé. Les lampes du plafond s'allumèrent une par une, certains grésillantes. Ça n'était pas quelques caisses empilées les unes sur les autres. Mais des milliers de caisses. À perte de vue. La mine déconfite, Edorel qui ne s'attendait certes pas à une partie de plaisir jeta un regard vide sur la masse de travail qui l'attendait.

… Sortez les pied-de-biches. »

***


La salle des communications n'était pas bien grande, presque à peu près que la salle de crise de l'O.N.A., à dire vrai, elle était même bien rempli. Il n'y avait aucun mur de libre, chacun d'eux étant occupé par des serveurs informatiques éteints, des écrans, des claviers des micros. Tout ce qu'il fallait pour rendre heureux le premier opérateur radio venu. Julius ne se laissa pas impressionné, il y avait les mêmes installations sur l'Argoz depuis que celui-ci avait été modernisé après l'exil forcé.

Ziemenz et Phillipz, les deux ingénieurs assermentés à la manipulation de tel installation étaient entrain de poser leur diagnostique pour tenter de rétablir le système.


« Alors ? Demanda Muller. Vous saurez y faire ?

-C'est possible. Répondit Phillipz. Mais ce genre de système nécessite toute une procédure particulière pour la remettre en route.

-Certes oui. Repris Ziemenz. En temps normal une simple salle de transmission ne nécessité pas d'instruction particulière pour le boot, mais on dirait qu'ils ont couplé leur communications avec la salle de vidéo surveillance dans la pièce à coté et le centre de traitement des données de l'autre.

-Pardon ? Boot ?

-Le démarrage des systèmes.

-Ouais bon, Autrement dit ça va prendre longtemps ?

-D'abord on doit rétablir la climatisation. Sans ça, on sera gêner par les coupures de sécurité mis en place pour éviter la surchauffe. Et même avec ça vue cette installation on va crever de chaud comme en pleine canicule. Ça c'est pas un problème. C'est le MRB qui va en poser un.

-Le quoi ?

-Le Mazter Boot Record. L'ordinateur principale en charge de lancer l'ensemble des systèmes. Le démarrer lui-même ne sera pas un problème mais je suppose qu'une fois lancé pour y accéder il y aura un système de sécurité soit à contourner soit à briser.

-Ouais, et pour hacker un ordi …

-La version courte messieurs, cela va être long ?

-Oui.

-Très long même.

-Tout dépendra de la complexité de la sécurité informatique.

-Vous avez déjà vu un de ces mauvais films pryans avec un pirate informatique ?

-Non pourquoi ?

-Tout ce que vous verrez au cinéma en matière de piratage informatique, est un putain de flan !

-Ouais. Trente secondes montre en main pour hacker les serveurs des services secrets krasslandais.

-Hu hu hu. Ouais. Si on oublie les mises à jours et améliorations quasi-mensuelle, il faudrait des mois pour arriver au même résultat et encore, avec de la chance et une troupe d'informaticiens.

-Alors vous imaginez avec une salle informatisé noddienne …

-Raison de plus pour vous y mettre maintenant vous ne trouvez pas ?

-Oui, en attendant chef, le mieux serait que vous veillez à ce qu'aucun de ces truc pas mort ne s'en prennent à notre virginité anal.

-Est-ce moi ou j'ai l'impression que je vais subir des vagues de zombies ?

-Un bon point pour vous, vous apprenez vite les mécaniques de gameplay ! »

Ignorant totalement de quoi parlait Ziemenz, Muller se contenta de s'installer dans une position (confortable au possible) d'ou il aurait une bonne vue sur l'entrée de la salle des transmissions, fusils F1 en main, et tout les chargeurs et grenades que son jolie petit cœur pouvait espérer.

Il espérait juste que les deux zollernois exagérait leur propos sur le piratage informatique.


***


Dans le hangar, les coups donnés pour ouvrir les caisses alternaient avec les coups de feux. La raison en était que des zombies se promenait en liberté dans les couloirs entre les piles de caisses en tout genre. Mais sans inquiétude, en tout et pour tout il avait été dénombré seulement une petite vingtaine de zombies.

« Tu crois qu'ils ont trouvé une autre entrée ? Demanda Laura à Sylith.

-M'étonnerait, ils ont l'air différents de ceux qu'on a vue.

-Au moins, ça nous change des frayeurs de ce midi.

-A ta place je ne me réjouirais pas trop vite, on sait pas si c'était les seuls.

Laura, barre à mine en main commença à s'attaquer à une caisse.

-Putain, elle tient celle-là.

S'y mettant à deux, les filles réussirent à faire sauter les clous, difficilement, mais elle y parvinrent. Elles avaient devant elles une drôle de boite, sculpté et ornée de manière richissime, le tout avec de la feuille d'or, s'il vous plaît. Le couvercle était surmonté par deux anges et de l'objet semblait émané une aura étrange et ésotérique.

-C'est jolie.

-C'est pas ce qu'on cherche.

-Mais tu nies pas que c'est jolie.

-Certes, c'est curieux on dirait de l'hébraïte les inscriptions qui font le tour.

-On l'ouvre ?

-Perso, j'éviterai, je sens venir le coup d'pute.

-Allez j’entrouvre.

-C'est toi que ça regarde.

Sylith souleva le couvercle juste pour voir l'intérieur des yeux. Puis referma la grosse boite.

-Alors ?

-Du gravier.

-Du gravier ?

-Yep. Et, du sable aussi

-Z'ont vraiment des goûts bizarres les hébraïtes. »

***


Les noddiens durant leur activité de piraterie pour le compte de Sorabe avaient accumulés un butin pharamineux, c'est moins que l'on puisse dire. Des chefs d’œuvre de bijouterie et d'orfèvrerie, des pierres précieuses, des objets d'importances historiques, des tableaux de maître, des statues. De quoi remplir deux à trois fois l'ensemble de touts les musées du micromonde. C'était à ce demander si les noddiens n'en avaient pas profité également pour récupérer des trésors chez leur confrères quand le pays des pirates s'est finalement dissoute.

Le trésor était varié. Pêle-mêle on y trouvait un calice en bois simple, trois pierres striées qui se mettent à luire quand on les rapproches, un crâne de verre taillé industriellement, une épée fiché dans un morceau de granite découpé à la scie, une caisse remplie de morceau d'ambre, et même la fameuse Zainte-Grenade d'Entioche, perdu depuis le siège de Krassburg. Sans oublier un nombre certain de tableau de maître et d’œuvre d'orfèvrerie plus conventionnelle.


« D'après les écrits de Zaint-Attila ce truc pourrait souffler toute l'île d'Argentorate, au moins. Que personne ne touche à sa goupille.

-Pour que ça fonctionne, il faut compter jusqu'à trois. Ajouta Huntleyz. Ni plus ni moins.

-Oui, je sais c'est la sécurité mais personne ne touche à la goupille tout de même. Gatline réfléchi un moment. D'ailleurs on l'emporte, quand on rentrera en chemin on la jettera par dessus bord dans une mer à requin. Pas question que le Grand-Duc ou n'importe quel autre zozo y mette la main dessus.

Les hommes remirent la précieuse relique dans sa caisse.

-En attendant ça ne nous avancent pas.

Un autre soldat arriva devant le tas, il posa dessus une paire d'épées (l'une en acier l'autre en argent) accompagné d'un médaillon à tête de loup.

-On en savait des choses à leurs sujets, mais j'ai jamais rien lu aux ZZZ qui parle de collectionnite aiguë chez eux.

-Des tarés chef.

-Ils devaient chercher quelque chose ... mais quoi ? Ça nous en fait un paquet de question sans réponse.

Il fut interrompu par des tirs, encore un zombie qui traînait dans le bunker.

-Huntleyz, soit ils étaient déjà présent, soit ils ont du trouver une entrée, prenez une section et partez en patrouille. Les intercoms fonctionnent donc on reste en contact.

-Yep chef.

Et tandis que le sous-fifre en chef s'éloigna avec son petit groupe, Edorel ramassa un crâne qui traînait là dans le tas. Quelqu'un avait gravé quelque chose sur l'os parietal.

-"Grégoire de Vanceslas, Roi de Locquetas". Eh bien Majesté, voilà bien une drôle d'époque que nous vivons. »

***


Dorothée et Alexander étaient parti en éclaireur, s'enfonçant plus loin à l'intérieur du bunker. Ils avaient encore trouver des salles dans lesquelles des caisses étaient empilés jusqu'au plafond. L'hypothèse comme quoi les noddiens avaient dévalisés leur ex-collègues sorabes commençait à faire du chemin dans leur tête. Ils étaient entrés dans une nouvelle salle, encore remplis jusqu'au plafond. L'étroitesse des couloirs donnait l'impression d'un labyrinthe sans en être vraiment un étant donné que la salle était quadrillé par ces même couloirs. De quoi cependant désespérer nos aventuriers du dimanche.

« Si on se fait pas bouffer avant, je table bien sur un mois pour tout fouillé.

-J'en doute. Le trident doit faire parti des dernières acquisitions, il devrait être en haut d'une pile ou posé sur un coté.

-Mouais, si on pouvait mettre la main sur une liste d'inventaire ça nous aiderait beaucoup.

-Ça serait trop facile après...

-C'est pour ça qu'on a vingt-milles zombis désanusseurs qui nous attendent dehors.

-Ouais, mais on a pas de liste d'inventaire. Ce qui fait qu'on est pas en facile, plutôt en hardcore avec vie unique et pas de sauvegardes automatiques.

-Tu marques un point …

Soudain, Alexander fit un geste du bras. Silence absolu. Dorothée questionna par signe, bruit suspect à un peu moins de vingts mètres devant eux. Fusils F1 en main le binôme s'avança précautionneusement. A chaque croisement les deux vérifiés chacun de leur côté avant de continuer droit devant. Un nouveau bruit suspect. Dorothée passa devant, sous couvert d'Alexander. Un petit signe de ce dernier indiquant que les bruit venaient à gauche de leur position, juste au croisement devant eux. Dorothée avait des réflexes plus aiguisés et était équipé moins lourdement que son compagnon, elle était donc plus à même de réagir correctement au cas ou. Elle avança tel une panthère noire sans aucun bruit perceptible jusqu'au coin gauche. Elle rangea son fusil et sorti un pistolet.

Plus aucun signal auditif n'était perceptible, elle jeta un dernier regard vers Alexander, avant de surgir du coin braquant son arme. Elle se retrouva nez à nez avec un colosse habillé en cuir de la tête au pied, portant un chapeau ridicule et un masque de carnaval en forme de bec avec deux gros hublots en guise de lunette …


***


« Halte, qui va là ?

-A ton avis ? C'est le Patriarche !

Gatline sorti la tête du couloir, Muller abaissa son arme.

-T'es bien installé à ce que je vois …

-Oui, je m'attendais à voir débouler un zombi.

-Pas de chance tout ceux qu'ont croisent ont les allonges. Edorel jeta un coup d’œil à Ziemenz et Phillipz, ils traficotaient autour d'un ordinateur. Comment ça se présente ?

-Ma foi, ça n'est pas de bonne volonté qu'on manque, plutôt de moyens …

-Et de temps. »

Il fallait admettre que pour l'instant, les deux ingénieurs ne brillaient pas par une efficacité grandiloquente. Il faut dire aussi que leur assertions sur le piratage informatique ne sont pas aussi dénués de sens que le laissait supposer. L'un des deux était assis devant l'ordinateur a tapoter sur le claviers. Tandis que l'autre avait branché au même ordinateur son portable et y tapoter avec plus de ferveur que son collègue.

« Ça avance vous deux ?

-Non !

-Comment ça non ? Je veux des résultats mortdieux !

-Et moi un expresso …

-Un allongé avec un nuage de lait pour ma part.

-Putain !

-Mais vous vous attendiez à quoi chef ? Le système est bien plus protégé qu'il n'y paraît !

-L'attaque par force brute n'a rien donné, un seul mot de passe erroné et le système s'active de lui-même pour détruire l'ensemble des donnés qu'il contient. On est obligé de prendre des pincettes si on veut des résultats.

-On est séparés d'une mort atroce par dix mètres d'acier blindé avec le risque que cela ne suffise pas, débloquez moi ce machin fissa !

-On peut pas !

-Tout ce qu'on peut faire pour l'instant c'est injecter un mouchard qui peut établit un dictionnaire qui pourrait éventuellement nous donner une ou plusieurs possibilités de mot de passe.

-On peut aussi attendre vingt-quatre heures le temps que le nombre de tentatives possibles soit réinitialisés.

-On a pas le temps ! Magnez-vous ! »

Les deux zollernois ne répondirent rien. Convaincre quelqu'un dans un domaine qu'il ne connaît pas n'est pas le genre de choses la plus aisée qui soit dans le micromonde. Julius n'ajouta rien, accoudé nonchalamment à la crosse de son fusil tandis qu'Edorel fulminait derrière son respirateur.

« Ahem …

-Quoi ?! Edorel la colère se retourna, c'était Alexander.

-Qui y a t-il fils ?

-Eh bien … Des ricanements se faisait entendre derrière lui. On a rencontrer des gens.

-Les yssois ?

-Ahem, non pas vraiment enfin …

-Allez ! Fait pas le peureux ! C'était Dorothée.

-Mmmmf ! »

Alexander s'écarta et Dorothée fit entrer dans la salle en le tirant par la manche un curieux bonhomme, ciré de cuir noir, couvre-chef rigolo et masque de carnaval vissé sur le visage. Le tout sous le regard indécis et circonspect des paternels.

« Qu'est-ce que c'est cette connerie encore ? »

Edorel s'approcha de l'homme, le toisa du regard avant de chercher à voir à travers les hublots si il y avait des yeux. Il crut se voir dans un miroir avant de comprendre l'évidence.

« Valérien ?

-Bonjour père …

-Mais … Tu fais quoi dans cette tenue c'est mardys gras ?

-Non pas vraiment. Valérien jeta un regard noir à sa grande sœur qui ne s'arrêtait pas de pouffer en contemplant son costume. En temps normal c'est pour les épidémies de peste, ça marche aussi pour la flémingite alors du coup.

-Du coup tu t'es habillé en corbac en espérant que ça fonctionne.

-Bah écoute, dans mon équipe personne ne s'est mis à piquer du nez donc j'imagine que ça fonctionne pour l'instant.

-L'équipe, donc tu n'est pas seul.

-Non, il y a Auguzt avec moi plus une quinzaine d'hommes.

-Quinze seulement ?

-Tu m'as demander de l'aide, je fais ce que je peux. J'aurais pu demander de l'aide à l'Empereur mais disons que je ne suis pas encore autorisé à prendre le thé avec lui. Ça limite pas mal mes capacités d'actions.

-Quinze hommes, ça compense nos pertes c'est déjà ça. Ajouta Muller. Mais comment êtes-vous entrez ?

-On est passé par un conduit d'aération. Quand on a vu cet attroupement devant le fort, on s'est dit que vous deviez forcément y être. L'art de se mettre dans des situations pas possibles sans doute.

-C'est ça, moque-toi ! Répondit Dorothée.

-Donc, comme nous n'étions pas de taille pour une confrontation, on a contourner le problème. Dans les collines on a trouver un tunnel d'aération. Il a juste suffit de faire sauter la grille.

-Attends un peu, vous avez refermer derrière vous ? Quelqu'un garde l'entrée ?

-Euh … non ? Fallait ? »

Pour toutes réponses, Alexander offrit un magnifique facepalm, Edorel se pinça l'arrête du nez, Julius secoua la tête et Dorothée souleva le galurin de Valérien pour lui une tape sur la tête. Ziemenz et Phillipz quant à eux étaient trop occupés sur leur ordis pour se soucier de ce qui se passait.

D'ailleurs à peine Valérien eut finit de parler que des coups de feu résonnèrent au loin à travers les couloirs du bunker. Et l'intensité des tirs ne semblait pas indiquer qu'il s'agisse un zombi particulièrement résistant.


« Fils. J'espère que tes hommes ont bien affûtés leur baïonnette, notre situation vient de passer de ''ça pourrait être pire'' à ''on est dans la merde jusqu'au cou''. »



Edo a écrit:
Pour avoir eu la joie de croiser certaines espèces entrant dans la catégorie ''mort-vivant'' en tant que narrateur, et ceci dans des pays dont vous ne seriez pas fichu de vous rappeler le nom, je puis vous assurer que le zombi est véritablement un cas à part. Est-il conscient ? Ressent-il des choses ? Perçoit t-il le micromonde ? Toutes ces questions amènent souvent à des débats dont le quotient ''passionant'' peut parfois être proportionnellement inverse au quotient ''assommant''. Hors hélas cela viendrait à nous dérouter bien trop loin du sujet initial.

Dans le bunker infiltré par une flopée de désannuseur mort-vivants, la résistance s'organisait tant bien que mal. En fait, plus mal que bien, mais ça n'était pour Edorel et Julius pas la même chose que quand il fallait violenter les éridanais sur leur terres ou les sorabes sur leur île. En guise d'adversaire, ils avaient à faire à des noddiens dépourvus de cerveau mais pas d’opiniâtreté. Preuve en est que certains, on ne sait comment on trouvé le moyen de contourner la porte principale pour aller proposer leur amabilités à la troupe encore plus hétéroclite qu'avant.

La salle des transmissions avait été érigé en réduit avec Julius et les commandos libertins, Edorel fit une sorti accompagné de son fils, de sa fille et d'Alexander afin de rallier les nautiens, zollernois et avarois qui étaient éparpillé partout dans le bunker. Et compte tenu de la taille du bunker et de la supériorité numérique de l'agresseur, il fallait s'attendre à beaucoup de pertes.

La première surprise fut Antimachos, le garde du corps persien d'Edorel. Celui-ci, armé, cuirassé et casqué comme à son habitude avait expulsé un zombi qui l'agressait d'un grand coup à la mode de Zparte. A terre, le persien ne laissa pas le temps au zombi de se relever, bloqué par la jambe tout en muscle d'Antimachos, ce dernier dégaina sa lame et castra l'adversaire d'un coup d'estoc, réduisant la menace par la même. En dehors de Dorothée (qui n'avais jamais caché son attirance pour le persien), les hommes ayant assisté à la scène ne manquèrent pas d'avoir le réflexe de serrer leur entre-jambes, effet psychologique tout à fait compréhensible …

Antimachos, une fois son œuvre faite se releva et questionna ses spectateurs des yeux, au travers de son casque. Edorel ne dit rien, se contentant de continuer sa route, non sans procurer une tape amical à l'épaule de son gorille. Désormais augmenté d'une force de frappe non-négligeable (un hoplite est tout sauf négligeable) le groupe atteignît le hall d'entrée du bunker ou attendez les avarois, sous les ordres d'Auguzt, le garde du corps de Valérien.


« Messires !

-Au rapport Auguzt.

-Ils nous ont suivis, la percé viens de l'aile est. Huntleyz est revenu ici et à pris des zollernois avec lui pour combler la brèche. Aucune nouvelles des demoiselles Sylith et Laura.

-Huntleyz pourrait narguer l'armée édoranaise à lui seul, il n'aura aucun problème à limiter les dégâts et à bloquer l'infestation. C'est plutôt le sort des filles qui m'inquiète.

-Justement. Ajouta Dorothée. Elles allaient dans l'aile est …

-Eh bien ne restez pas planté là comme des choux enfin ! »

A dire vrai les hommes étaient déjà à l'affût. Le zombi qui sorti au détour d'un couloir l'apprit à ses dépens, se prenant une salve de mousquet dans les parties intimes sur l'instant. Les avarois étaient connus pour avoir une certaine spontanéité lorsqu'il s'agit d'appliquer une sentence expéditive. Un souvenir de l'époque (encore récente) ou la Zainte-Inquizition faisait merveille sur une terre jadis zorthodoxe.

« Ma puce, on a des armes en réserve ?

-Mmmh, je pense pas.

-Bon, en espérant que ces trucs soit aussi lent au pas de charge que la cadence de tir d'un mousquet... »

Ils arrivèrent à six, et ce faisant par un prompt renfort repartir à vingt dans les profondeurs du bunker. Dans un lieu qui n'est constitué que d'une succession de couloir et de salles de tailles diverses, le nombre pouvait être tantôt un avantage tantôt une faiblesse. Dans les couloirs, le mur de baïonnettes des avarois formait un rempart infranchissable. D'autant que les deux gros bras qu'étaient Antimachos et Auguzt n'assuraient aucune retraite possible à celui dont le courage flancherait.

Une simple question de discipline et d'organisation donc, qui permit ceci dit de n'enregistrer aucune perte durant toute la manœuvre. Faire front face aux charges, tenir bon, achever ceux qu'il fallait achever, le tout avec une économie de moyens (cf. de munitions) qui force le respect. Les années passés à gérer une armée de faible effectif avait fait d'Edorel un économe …

Tandis que le fracas des combats faisait fureur ou que l'on aille dans le complexe. Le groupe se frayait un chemin jusqu'à la dernière position connue de Sylith et Laura. Les deux filles qui s'étaient on ne sait trop comment retrouvé acculé au sommet d'une pile de caisse, assiégé par une dizaine de zombis. Lesquels étaient trop occupé à se frayer un chemin jusqu'au saint des saint de ces dames pour se rendre compte qu'ils se faisaient attaquer sur leurs arrières. Ceux qui tentaient d'escalader eurent à subir un supplice du pal improvisé. Quel drôle de combat que celui-ci ou l'ennemie s'en prenait à vous sans que vous ou les idéaux que vous véhiculez en soit la cible.

A dire vrai, c'est à peine si il y avait une difficulté face aux zombis, les demoiselles en détresse furent secourus.


« Papa, d’où ils sortes ces guignols c'est Mardys Gras ?

-Cause correcte de mes hommes tu veux …

-Valérien ? Et Sylith comprenant la situation s’esclaffa à son tour.

-C'est ça marre toi.

-Vous vous chambrerez plus tard les enfants, Laura ?

-Eh ben, si on oublis cet incident … Je pense qu'on touche au but.

-C'est à dire ?

-Les dates sur les caisses, elles sont récentes, ça doit être les dernières acquisitions du bunker.

-Qu'un moyen de le vérifier. Antimachos, Auguzt, accès interdit à cette salle, que chaque entré soit surveillé.

-Le bunker est assiégé et repart à la chasse au trésor ?

-Fils, je te rappelle qu'on est ici pour une raison bien précise. Tu n'avais qu'à être là au briefing, maintenant tu prends un pied-de-biche et tu pauses plus de questions, clair ? »

***


La salle des transmissions c'était retrouvé confiné. Julius avait fait un carton, le couloir menant à la salle était obstrué de zombis fraîchement castré. Mais il en venait encore.

« Bougez vous enfin ! Je compte mes munitions ! Hurla le prince maurésien à Ziemenz et Phillipz, lesquels suaient à grosse gouttes.

-On fait ce qu'on peut !

-Moi aussi je vous signale ! Et j'ai pas tout mon temps ! Il abattit un autre zombi. »

De guerre lasse, Julius abandonna son poste, brusqua l'un des deux zollernois et se mit devant l'ordinateur.

« Le premier truc qui vous passe par la tête à propos de Svalborg. C'est un ordre.

-Euh …

-Ahem …

Muller dégaina son pistolet, se retourna, les deux zollernois crurent qu'il allait tuer l'un des deux, mais la balle qu'il tira était réservé au zombi qui profitait du fait que personne ne les arrosés dans le couloir.


-La prochaine est pour l'un de vous deux.

-Il aimait les trolls ? »

La réponse de Phillipz fit son chemin dans la tête de Julius. Aussi tôt il tapa quelque chose au clavier. En appuyant sur entrée il déverrouilla l'ordi et enclencha de ce fait le système interne du bunker. Sous les yeux ébahis des deux informaticiens du dimanche.

« Woua …

-Prenez en de la graine, et que quelqu'un prenne la relève avec les morts. »

Les serveurs se mirent en marche l'un après l'autre, idem pour la vidéo surveillance. Mais Julius avait autre chose en tête. Il s'installa à la console, se débrouilla pour se brancher sur la fréquence sécurisée de l'Argoz.

-Dragon à Opérateur ! Dragon à Opérateur, à vous !

-Opératrice !

-Aloïsa ! Enfin, j'ai crut que j'allais devenir fou.

-Que ce passe t-il ? On a plus aucun contact depuis des heures, Audrys n'arrête pas d’appeler. Comment va Edorel ?

-Il s'en sort, mais on aurait bien besoin d'un coup de main.

-Un coup de main ?

-Code noir. Qu'Hubert Maurice déploie tout !

-Tout ?! C'est si grave ?

-J'envoie les coordonnées … »

***


L'aile est était comme toutes les autres ailes du bunker, rempli de caisse, des cadavres partout, et des fous furieux qui cherchaient désespérément une fourche au milieu de ce bazar. Les avarois maintenaient les zombis en respect, mais la pression commençait à être forte.

« Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augures. Commença Alexander. Mais je recommence à craindre pour ma vie.

-Alors estime toi heureux que tout ceci soit bientôt terminé ! Répondit sèchement Edorel, bien plus pris par sa recherche que par le soucis de formuler une réponse plus acceptable humainement.

-C'est bon de ce sentir soutenu. »

Laura fracassait plus de caisse qu'elle n'en ouvrait, non sans détériorer au passage une toile de maître. Valérien n'arrivait pas à donner de la tête, quant aux jumelles la panique commençait à se sentir. Les rangs des avarois tenaient de plus en plus difficilement. Au bout du compte mais le vieux bougon qu'était Edorel se laissa aller.


« Je n'ai pas fait tout ce putain de chemin pour finir avec une dilatation annale. J'interdis à quiconque de crever ici ! Il cogna contre une caisse. Hors de question de faire la une de la rubrique nécro de la tribune de Kaora ! Il frappa la même caisse. Je n'offrirai pas ce plaisir, à tout les manges-merdes du micromonde !! »

Il victimisa encore un peu plus la même caisse. A grand coup de pied-de-biche il l'a martyrisa. A grand coup d'énergie du désespoir, il détruisit le dessus. Pour révéler une sorte de valise particulièrement longue. Toujours enragé, il défit les verrous et l'ouvrit.

L'espoir changea de camp …

Une lumière orangé étonnamment apaisante inonda le visage empourpré du vieille homme. Le silence qui régnait et son air ahuri ne manqua pas de mettre la puce à l'oreille. Pendant un moment la fureur du combat s'estompa. Ses enfants et ceux de Julius s'approchèrent. Il referma la valise comme pour cacher un secret honteux. Mais son air coi disait la vérité. Personne n'osait lui demander confirmation.

« Des mouchoirs. »

Il tendit les mains, ces derniers garnis, il ré-ouvrit avec moult précautions et un respect non-feint la mallette longiligne. La lumière semblait émanée du contenu de la valise.

« Mes dieux … » Osa Laura.

Edorel, avec les mouchoirs agrippa l'objet, et il souleva le Trident de Poséydon.

« Regardez moi ça les enfants … De l'art atlante. En dehors d'Ys, c'est …

-Introuvable. Répondit Dorothée.

-Incomparable. Reprit Sylith.

-Inestimable. Rajouta Valérien.

-C'est beau. Termina Alexander.

L'arme était tel qu'Audrys l'avait décrit quand il rencontra Gatline et Muller à Talamanca, images d'archives à l'appuie. La facture de l'arme était tellement original par rapport à ce que l'on pouvait trouver dans l'Archipel en terme d'antiquité, que l'on pourrait dire que cet objet venait d'un autre monde. Pourtant cette arme était bel et bien façonné par des mains humaines. Et un dieu aurait déchiqueté maint ennemies avec.

Cependant l'état de grâce ne dura pas. Les avarois avaient cédés, reculant, ils formaient le dernier carré autour d'Edorel qui ne c'était rendu compte de rien, absorbé qu'il était, en adoration pour l'objet de sa quête. Revenant à lui, il constata qu'il était trop tard pour jubilé. Quelque peu paralysé par le choc de sa découverte, il en perdit la voix.

La salve d'une mitrailleuse lourde pourtant allait offrir non pas une issue de secours à la troupe, mais un miracle.



Edo a écrit:
Ça n'était pas à proprement parlé une mitrailleuse lourde, on aurait plutôt dit un canon à cadence rapide, capable de tirer des balles-obus. Mais le résultat était strictement le même. Tout le monde se planqua comme il pouvait mais bien que les balles sifflèrent aux oreilles, il n'y eu aucun blessés. D'ailleurs, à ce calibre, il n'y aurait eu aucun blessé du tout.

La décharge dura bien une minute, qui sembla en durer dix. Ceux qui eurent le courage de lever les yeux de leur couvert virent un spectacle guère ragoutant. Des zombis se faisant pulvérisé, rien de moins. Les tirs semblaient venir d'une seul direction mais impossible de voir qui était aux commandes.

Et puis le silence revint. Un coup sec indiqua que le tireur avait laissé tombé sa boite à munition et était entrain de recharger son arme. Edorel, serrant le trident entre ses bras, se releva, contemplant la boucherie. Il remarqua un homme devant l'entrée principale de la salle qui ne le calcula pas tout de suite. Une fois son arme rechargé (une arme qui en tant normal n'est monté que sur véhicule !) l'homme, comme si de rien n'était s'approcha de la troupe abrité. Il était grand, et son caban d'uniforme (passablement déchiqueté et révélant des muscles saillant) semblait indiqué qu'il était marin. Il était brun bien coiffé et porté une barbe dru courte de même couleur. Et il ne portait rien pour se protéger de la flémingite.


« C'est vous l'équype d'extractyon ? Demanda t-il.

-Euh … Gatline était abasourdi, le type semblait sortir de nulle part.

-Métanavarque Chuck Norrys, du corps des Marines de la Sérényssime Marine Ympériale.

-Euh, Feld-Maréchal Edorel Gatline de … enfin bref. »

Dans les faits, Edorel Gatline était toujours Feld-Maréchal du Zollernberg, bien malgré qu'on l'ait un peu banni du pays, aucun texte n'ayant été promulgué pour le faire déchoir de son poste.

« Edorel Gatline ? Ah oui, je me souvyens. Vox exployts contre les pirates sorabes et en Eridan ont fayt beaucoup parlé de vous à Venys.

-Donc je suppose que vous êtes à la tête des FSIR chargé de …

-Oui. Vous avez eu plus de chance que nous je l'admets.

-Vous êtes le dernier survivant ?

-Non nous sommes encore syx … Sur vingt.

-Dites, vous nous présentez ? C'était Alexander.

-Ah oui, euh comment vous dites déjà ?

-Métanavarque.

-Ce qui …

-Grand-Amiral si vous préférez.

-Ok. Grand-Amiral Chuck Norrys. D'ailleurs comment se fait-il qu'un officier général prenne la tête d'une opération pareil sur le terrain ?

-Je vous ays dit que vous avez fayt beaucoup parler de vous à Venys.

-Ah oui c'est vrai. Eh bien. Il tendit le Trident à Norrys. Je suppose que ceci devrait satisfaire vos supérieurs.

-Et pas qu'un peu. Le navarque semblait avoir perdu ses moyens devant la sainte relique.

-Maintenant il s'agit de retrouver nos hommes, les vôtres et de mettre les voiles.

-C'est déjà fayt. Répondit Norrys retrouvant ses esprits.

-Comment ?

-J'ai croysé un groupe d'hommes au fort accent zollernoys. Au début ils m'ont prys pour une de ces créatures et j'ay essuyé des tirs nourrys. Mais vue qu'on ne blesse pas Chuck Norrys car c'est expressément écrit dans le script, j'ay calmé le jeu … à ma manyère. Rassurez vous ils vont bien, même si on ne peut en dire autant de leur fierté. Je les ays envoyé cherché mes hommes et je leur ays aussy dit de revenir à l'entrée princypale.

-Euh … Si vous pensez à ce à quoi je pense je suis contre. Vous savez combien ils sont ?

-Oui, vous avez attiré tout les zombis à l'ouest du Boukh. Ce qui représente une populatyon conséquente. Toutefoys l'entrée par laquelle les avarois sont passés est impraticable. Nous allons donc devoir forcer le passage. »

L'yssois avait expliqué comment il allait se jeter dans la gueule du loup avec un naturel désarçonnant. Tout le monde s'échangeait des regards mi-incrédule mi-effaré. Sentant qu'il ne recueillait pas les suffrages, Norrys se retourna et dit sobrement :

« L'ayr pollué du Krassland ne peut déjà pas m'arrêter. Alors ça n'est pas une horde de zombi qui le fera. La seul chose que vous ayez à fayre c'est de me suyvre. »

Et il continua sa route l'air de rien.

Le hall d'entrée du bunker était rempli de monde. Les accès avaient étés barricadés tandis que Muller questionnait les cinq yssois du FSIR que Huntleyz avait ramené avec lui. Soudain plusieurs palettes de lingots d'or qui avaient été posé devant un corridor bougèrent. Finalement ce fut presque une tonne d'or qui s'écroula, poussé par la simple force du navarque. Sous le regard effrayé de toute la troupe, Julius le premier. Seul les cinq yssois présent dans la salle n'eurent pas l'air étonné.


« Vous savez monsyeur, il fayt ça quasyment tout les jours. Dit alors l'un des yssois à Julius.

-Euh …

-T'inquiète ça m'a fait la même chose la première fois. Rajouta Edorel par dessus l'épaule du marin.

-Mais qui est … Edorel, c'est ? Julius ne termina pas sa première phrase.

-Ouaip.

-Et lui ?

-Métanavarque Chuck Norrys, du corps des Marines de la Sérényssime Marine Ympériale. Lieutenant-Général Muller je présume ? Vous avez beaucoup fait parlé de vous à Venys.

- … Vous présumez bien.

-Tout le monde est là je vois. Des pertes ?

-Une dizaine. Huntleyz a ramené tout ceux qu'il pouvait … »

Julius ne termina pas sa phrase encore, un sifflement lointain, un grand boum étouffé et le bunker se mit à trembler, exprimant ainsi son mécontentement.

-Ça c'était un obus de l'Argoz …

-Tes ingénieurs se sont montré particulièrement efficace, j'ai réussi à demander du secours. Il y avait une pointe de sarcasme dans sa phrase. Ziemenz et Phillipz qui se tenaient pas loin, préférèrent ne pas moufter.

-Et t'as demandé la total ?

-A ton avis ? »

Un nouveau tremblement, et cette fois l'obus était tombé tout près.

« Julius, ne me dit pas que tu as demandé à mes canonniers de tiré au perce-armure ? Edorel serait capable de différencier au son un obus anti-blindage d'un obus classique.

-Eh bien … »

Il n'eut pas encore le temps de répondre qu'un autre obus tomba. Suffisamment proche de la porte-blindé du bunker pour y faire une béance d'une dizaine de mètres. L'explosion souffla tout aux alentours, y compris à l'intérieur du bunker.

« Ah les cons, jamais appris à viser correctement. Edorel se releva péniblement, s'époussetant et chassant le nuage de poussière provoqué par le tir. Il releva Julius.

-Il ne sera jamais trop tard pour rattraper le coup. Mais les zombis vous nous tomber dessus.

-Vue comment Norrys s'est relevé et est parti à l'assaut …

-Quoi ?

-Regarde-le. Il a repris sa sulfateuse.

-Et nous on fait quoi ?

-On décroche. Tout le monde dehors ! »

Les hommes s’élancèrent après Gatline. Enfin, ils tentèrent de le faire. A soixante-dix hivers passé, il était moins facile pour lui de se promener avec un excédant de poids de onze kilos (treize en comptant la mallette dans laquelle est enfermé le trident...) il délégua le transport à Valérien et Alexander tandis qu'il repartir de plus belle à la suite de l'yssois. Devant lui et face à la horde se tenait un métanavarque, arme au point abattant du mort-vivant comme on ratisse les fins un jour d'autonme.

« Mais comment veut-il se les faire tous ? Demanda un Muller inquiet.

-Je sais pas, tes demandes de renforts n'incluaient pas uniquement un bombardement tactique de l'Argoz n'est-ce pas ? » Répondit son compère.

Un grondement soudain donna une réponse satisfaisante. Alerté par l'Argoz, l'aviation de l'Hermann Muller avait décollé au complet. Apportant son concours à la désinfestation, deux bombardiers passèrent à quelques mètres seulement des têtes, larguant leur bombes au dessus de la horde, celle-ci vit l'enfer se déchaîné sur elle. A grand coup d'explosion et de champignons de fumée, suivis d'une pluie de chair, de sang, et parfois de membres. Ce jour-là on ne remercia jamais assez que les lois de la physique s'appliquassent aussi aux morts-vivants. Les deux bombardiers furent suivis de près par les chasseurs aigles, volants en rase-motte et faisant cracher leur mitrailleuse sur ceux que les bombes n'avaient pas renvoyé au repos éternel.

En cela ils furent bien aidé au sol, avec l'inestimable concours d'un yssois qui lui semblait ne pas être concerné par les dites lois de la physique. Il n'avait rien perdu de son flegme et continuer à noyer les zombis sous ses balles. Comme si il n'avait pas besoin de rechargé. Derrière on tentait tant bien que mal de suivre. Chacun avait sorti son arme, prêt à faire feu. Mais dés que quelqu'un mettait un zombi en joue celui-ci tombé, abattu par Norrys lui-même. Ce qui ne manqua pas de générer quelques protestations.

Au final il ne restait que des miettes. Même pour les hélicos qui venaient parachever le grand bombardement.


« Bon.

-J'avoue. Gatline et Muller semblaient perplexe par ce qu'ils avaient vus.

-Je m'attenday à vous voyr plus heureux, notre situatyon vyent de s'amélyorer de manyère drastique vous ne pensez pas ?

-Vous auriez pu nous en laisser quelque uns.

-Hum … C'est vray. Mes excuses, mays dans la bataylle, j'ai tendance à m'emporter un peu.

-Un peu ?! Vous les avez presque tous eux à vous seul ! Ragea Julius.

-ce que j'aurays pu fayre certes. Mais votre aviatyon m'a plutôt bien aidé. »

Les quatres hélicos du porte-avion tournaient autour de la troupe à l'air libre.

« On a plus aucun moyen de transport. Ajouta Gatline.

-Il y a une pyste, indiqué sur aucune carte à un kilomètre au nord d'icy. Assez grande pour un avyon-cargo.

-Ça devient un peu facile.

-Je says, je fays aussy cet effet là. »

Une demie-heure plus tard, un avion-cargo de l'ex-marine libertine décolla d'une piste de terre battu. Avec à son bord, des zollernois, des libertins, des nautiens, des avarois, des yssois, et un trident direction l'Hermann Muller.


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MessagePosté le: Mar 4 Avr - 13:11 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

Edo a écrit:
Épilogue - Rayse


La flotille avait quitté les abords d'Alunéis et de Noddia dés que la troupe complète eut été exfiltré. Valérien, retenu par ses obligations en Avaricum ne put faire le voyage et fut lui et ses hommes débarqués en territoire amis non sans avoir profité de la petite sauterie organisé à bord de l'Argoz pour fêter la réussite de la mission, récupérer le trident et secourir le commando. Julius avait sorti une caisse de Chaby comme à son habitude, mais les yssois eurent grand peine à goûter le vin nautien, estimant que rien ne pourra jamais égalé leur absynthe. Seul huntleyz n'avait pas le goût à la fête, pendant l'invasion du bunker il tentait désespérément de contenir les zombis, et voilà t'y pas qu'un yssois beau et musculeux comme il faut, sorti de nulle part avec un gros canon entre les mains, fit passer la menace de sérieuse à inexistante en seulement dix seconde. Qu'on ne s'étonne pas que le bougre l'ai mal pris et ait voulu régler ses comptes avec lui, mais il ne savait pas qu'il avait un certain Chuck Norrys face à lui. Chuck Norrys qui l'a désarmé lui et ses hommes en autant de temps et avec une facilité juste scandaleuse. Comprenant cela, on savait pourquoi depuis il boudait dans son coin.

Le lendemain eut lieu un dé-briefing concernant la mission, une liaison fut établi avec Audrys pendant laquelle on lui signala que la regalia était désormais entre de bonnes mains et que le navarque Norrys et ses hommes faisaient également parti de la fiche des passagers de l'Argoz. Un peu plus tard arrivé au beau milieu de la mer saralando-ylésienne, on jeta par dessus bord la Zainte Grenade d'Entioche au point estimé le plus profond de la mer, et enfermé dans un bloc d'acier et de plomb riveté. Quand les légendes parlent d'un objet capable d'oblitérer une île entière faune et flore inclus, le plus sage reste de ne pas vérifier cette assertion.

Le surlendemain, qu'elle ne fut pas la surprise de l'équipage de l'Argoz d'être le premier navire battant pavillon étranger entrer dans le port de Venys depuis près de dix ans maintenant. Mais l'excitation retomba lorsqu'on s'aperçut que la perle des cytés avait perdu de son éclat. Une glaciatyon suivi d'une période d'anarchye ayant cette fâcheuse habitude d’abîmer les façades des bâtiments et de transformer une radieuse ville en terne village d'arrière-pays édoranais. Mais là n'était pas le plus important pour Gatline et Muller lorsqu'ils posèrent pied à terre et cet fois-ci furent accueilli par le conseiller du dehors lui-même. Celui-ci trépignait sur le quai, faisant les cents pas en attendant que la passerelle s'abaisse.


« Vous l'avez ?! Demanda t-il sans même s'enquérir de la santé de ses hôtes.

-Je pense. Reprit Julius. Que nous n'aurions pas fait le détour jusqu'à Venys si ça n'était pas le cas. »

Il fit signe à Audrys de regarder sur la passerelle. Deux personne portaient la valise ou reposait la relique tandis que quatre libertins arme au poing escortaient la précieuse cargaison. Antimachos ouvrait la marche. Le navarque Norrys et les commandos survivants fermèrent la marche.

« Je … Je peux … ?

-Tenez. Edorel tendit ses lunettes de soleil à Audrys. Par contre elles sont à ma vue. »

Le ministre n'en tint pas rigueur et s'approcha de la valise. Il releva les loquets et souleva le couvercle.

Après quelques instant, il referma la valise. Ces quelques instants qui semblèrent durer des heures pour lui l'avaient marquer. Il retira la paire de solaires, les rendit à Gatline, et il eut une réaction, somme tout à fait naturel face à pareil spectacle, mais qui resta gravé dans les esprits.


« Pourq ?! »

Retrouvant un semblant de dignité qui sied exclusivement aux yssois.

« Le Conseyl des Sages, sera certaynement ravi des nouvelles que vous nous apporter. Et l'Empire je n'en doute nullement saura se montrer reconnayssante. L'Empire, et Son Altesse Sérényssime aussy.

-Ah ? Reprirent Julius et Edorel dans une synchro à rendre jalouse les sœurs jumelles Gatline.

-Si vous voulez bien me suivre, le Prince-Protecteur a souhaité pouvoir s'entretenir avec vous. »

Audrys désigna les voitures garés plus loin. Un cortège d'une dizaine de véhicules s'ébranla, remontant une à une les rues et avenues de la cyté. Était-ce une coïncidence du trajet ou bien voulu, les voitures passèrent devant le cabaret des Deux Ma-Goh. Sa façade était défraîchi et des barres de bois barraient l'entrée. L'endroit visiblement n'accueillait plus de client.

Si l'on pouvait admettre une chose à propos de Venys, sans que l'on trouve à y redire, c'est qu'elle abrite la plus grande place du micromonde. Le Parvys Ecarlate devait bien faire son petit kilomètre. Pas de quoi faire un footing satisfaisant du point de vue de Chuck Norrys. Le Palais Dogéal, vide depuis des années s'étendait de part-et-d'autres de la place, tandis qu'au nord, le Palais Écarlate fermait la place. Mais les voitures ne s'y arrêtèrent pas, continuant leur chemin plus au nord. Pour finalement atteindre le bâtiment du Conseyl des Sages, l'organe décisionnaire yssois en temps de trouble.

Comparé aux édifices et palais qui avaient été vue durant le trajet, le lieu ou se tenait le Conseyl était de taille modeste, voir même plus sobre qu'ailleurs. Et était même doté d'un portail et d'une cour, chose rare dans une ville ou le moindre mètre carré est occupé par un bâtiment une route ou un espace vert.

Un huissier attendait sur le perron du bâtiment. Il s'avança vers la voiture de tête d’où sortait Audrys. Il chuchota à l'oreille du conseyller.


« Son excellence nous attend messyeurs. »

***

Lucyus Andromakys pourrait en une autre situation passer pour un grand-père un peu fou-fou sur les bords avec ses cheveux en bataille. Pourtant sa posture bien droite, son regard tout ce qui a de plus lucide et surtout sa qualité de Prince-Protecteur de l'Empire ne donnait pas du tout cette impression là. Assis à ses cotés à une table longue cinq autres hauts fonctionnaires issus de l'arystocratie seigneuriale, une sixième chaise, vide était destiné à Audrys. Deux autres places étaient vacantes. Mais elles trouvèrent prestement un occupant chacun en la personne de Julius Muller et Edorel Gatline.

A peine tout ce beau monde avait pris place que le seul a rester debout (le navarque Norrys) se présenta au garde-à-vous à Andromakys et lui fit son rapport. D'une traite, et tout de tête.

« Ça tu vois. Edorel chuchotant à Julius. Des types comme lui, il m'en aurait fallu bien dix à la belle époque. »

Julius acquiesça. D'autant que l'homme se montrait visiblement tout aussi apte au commandement tant sur le terrain qu'à une table de commandement.

« Messyeurs ! Andromakys se leva. Au nom de l'Empire et de Son Altesse Sérényssime, je vous adresse nos plus syncères et chaleureuses félicitatyons. Vous avez rendu par-là un servyce que d'aucun icy n'aurait été capable d'accomplir, si l'on s'en tient aux dires du navarque Norrys.

-Affirmatif votre Excellence.

-Ça je n'en doute pas navarque. Il se retourna vers ses hôtes de marque. Messyeurs l'Empire comme vous le savez vous est redevable. Je ne says si Audrys a aborder ce sujet avec vous, mays sachez que nous vous offrirons ce que vous nous demanderez en récompense. Dans la limite du raysonnable, bien entendu.

Muller décida de répondre.

-Pardonnez si je change de sujet, mais la curiosité me pousse à vous demander comment se fait-il que l'Empire ait couper les ponts avec le reste de l'Archipel pendant aussi longtemps.

-Soyt. Pour tout vous dire, cette situatyon n'est pas de notre fait. Fin 2007 un événement totalement improbable à frapper l'Empire. Certes nous étyons en hiver, et il est normal que nous ayons des neyges jusqu'au bord de la mer. Mais c'étayt l'hiver le plus rude que nous n'avyons jamays connue. Le dégel n'est pas arrivé avec le printemps. Et pire, le froid à redoublé d'intensyté jusqu'à l'automne suyvant.

Vous vous doutez bien qu'une pareil vague de froid n'aura pas été sans conséquence. Ce fut une hécatombe, tant dans la roture que dans l'arystocratie. Certayns de nos ligores ont préféré s'éloigner d'Ys, d'autres sont restés et n'ont pas vue passer l'année suivante. Même feue Sa Sérényssime Splendeur Melpomènys, fille de Melkhysedek et à qui doit succéder la Princesse a été emporté par le grand froid. Cette vague de froid sans commune mesure ayant pris fin, les problèmes ne firent que commencer. Sans hérityer au trône, sans gouvernement, le pays a très vite sombré dans l'anarchye. Huyt ans au total.

Edorel coupa court.

-Et pendant tout ce temps ça ne vous est pas venu à l'idée d'en appeler aux instances micromondiales pour vous porter secours ? Le congrès des nations ? L'OMF ? Qu'est-ce qui a fait que vous ayez attendu aussi longtemps ?

-Nous étyons occupés figurez-vous. Nous devyons reprendre le contrôle de chacune de nos îles, de la Catharsys, et rétablir nos liaysons dans nos colonies, et châtier les sédityeux comme il est de coutume. Cela nous a prys un temps fou. Et les moyens impliqués faysaient que nous n'avions pas le temps d'aller quémander des secours. Certayns en on donc profité pour fayre mayn basse sur l'un de nos trésors les plus sacrés. Et ce pourquoi vous êtes présentement ici. Nous ne pouvions pas nous permettre de déployer le peu de navires qui nous restait pour récupérer ce bien. Ça n'est qu'à cet instant que nous avons décyder de bryser la glace et d'envoyer quelqu'un comme Audrys pour cherché assystance.

-Eh bien, ce fut votre jour de chance on dirait. Ajouta Julius.

-Oui, grâce soyt rendu à Poséydon. Je n'ose imaginer si nous n'avions pas récupérer Son trident. La perspective d'une troisyème dévastatyon ne m'est guère réjouyssante. »

Andromakys s’apprêtait à ajouter autre chose lorsqu'il fut interrompu par trois coups à la porte. Quelqu'un ouvrit sans attendre de réponse et apparu un homme d'âge avancé. Edorel et Julius s'étaient tourné vers lui l'air de rien, sans remarquer que les membres du gouvernement yssois s'étaient levés.

« Vos Excellences. Se contenta l'homme en guise de salutations.

-Messyeurs, je vous présente Agathoclys Philopater, chambellan du Palais Écarlate.

Edorel et Julius se retournèrent comme un seul homme.

-Elle va vous recevoir. Répondit ledit chambellan.

Silence intrigué d'Edorel et de Julius. Celui-ci répondit après un moment.


-Elle … ?

-Oui, Elle. Répondit le serviteur.

-Mais, un instant, quand vous dites "Elle", est-ce que... nous deux nous entendons parler de la même personne que vous ? Ajouta Julius légèrement décontenancé.

Les deux hommes semblaient refuser d'y croire, ce qui déçut le vénérable. Il reprit d'un air plus solennel.


-Son Altesse Sérényssime la Princesse Bilitys, Fille de Melkhysedek, héritière du Trône des Yris et d'Atlantys, et de fait seul Souveraine digne de régner sur le micromonde, fait savoir qu'Elle souhaite et qu'Elle va vous recevoir. Messyeurs veuyllez agréer cecy comme une premyère récompense pour votre servyce rendu à l'Empire.

-Ahem … Dit comme ça c'est peut-être plus compréhensible. »

***


Au début ils étaient passé devant l'édifice sans vraiment y prêter attention. Mais maintenant qu'ils étaient arrêté devant ses grilles, Gatline et Muller saisirent certains détails qui leur avaient échappés. La façade du bâtiment était par endroit criblés de balles, et des lézards parcouraient le mur. Désagrément que des ouvriers étaient occupés à effacés. Les gardes impériaux, si c'en étaient étaient plus des soldats en treillis et fusils d'assaut en main plutôt que de simple factionnaire en uniforme. Et le garde qui faisaient les vérifications d'identités n'avait pas l'air d'un tendre. Il jeta un regard mauvais sur les deux zollernois. Peut-être était-il un vétéran de l'opération zollernztorm...

Enfin le portail s'ouvrit et la voiture pénétra dans la cours du palais. Qui curieusement ne paraissait pas aussi grande de l'extérieur. Effet d'optique en déduisit Edorel. Ils furent accueillit à la sorti du véhicule par un huissier. Celui-ci les fit entrer dans le palais, les guida dedans et fut intarissable pour ce qui est du protocole à suivre, à la lettre près, sous peine d'un funeste sort. Pas de quoi rigoler en somme.

Le pire, c'est que Julius et Edorel eurent droit à un rapide court de révérence prodigué par le même huissier ...

Ils arrivèrent au final devant une porte gardé par trois gardes impériaux. Après quelques chuchotis à l'oreille de l'un des gardes, l'huissier ouvrit la porte, entre-ouvrit seulement, il ne daigna pas l’ouvrir en entier malgré le bougonnement d'Edorel à ce sujet. Julius et lui passèrent l'étroite ouverture. La première chose qu'ils virent était une grande pièce. Les murs étaient sublimes. On aurait dit la reconstitution d'une salle d'apparat d'un ancien palais atlante. Avec tout le confort moderne ceci-dit, compte tenu du bureau et des autres meubles qui occupaient la pièce et qui ne collaient guère avec la déco. A main gauche se trouvait une cheminée allumé. Au devant une table basse et deux sièges de part et d'autres de ladite table. Ils ne remarquèrent pas tout de suite la personne leur tournant le dos et qui se trouvait à l'intérieur. Ni-même la porte qui s'était refermé derrière-eux. Edorel était encore entrain d'admirer les mosaïques et les peintures des murs quand son compagnon d'aventure lui tira la manche. Ils yeuxtèrent sur une personne d'apparence féminine (à en croire la taille et le diamètre du bassin.)

C'est là qu'Elle se retourna et fit face aux deux hommes.

L'héritier du trône des Yris, celle qui doit ceindre la couronne qui donne toute autorité sur toutes les terres émergés. Celle à qui l'arme d'un dieu doit revenir. La raison pour laquelle Julius Muller et Edorel Gatline étaient à Venys.

Ils en restèrent interdit.

Devant eux se tenait une femme, portant un caftan de soie pourpre, brodés de fil d'or et doublé d'une pelisse d'hermine sur ses épaules. Un raffinement exceptionnel, du jamais vu en dehors d'Ys. Pierre Kradin, le fameux couturier krasslandais aurait du soucis à se faire. Détail que ne manqua pas de voir Edorel : elle portait des gants blancs. D'ailleurs, il remarqua aussi que son visage était caché d'un voile blanc. Une sorte de voile comme celui que les femmes turcoses les plus bigotes avaient l'habitude de porter. Son décolleté (pourtant ample et profond sur les caftans pour femme) ne donnait rien d'autres à voir qu'une chemise blanche. Comme une robe de soie d'un blanc immaculé. Même ses yeux étaient caché par des lunettes de soleil. On ne voyait en tout de son visage que peu de choses, idem pour les cheveux. Chaque centimètre carré de peau était dissimulé autant que possible au regard. Peut-être était-ce là une obligation. Elle est sacré pour les yssois, alors que deux étrangers puissent poser le regard sur elle sans craindre la mort, c'était pas donné à tout le micromonde. Mais il n'était pas question de leur permettre d'en voir plus. Entendre sa voix était déjà exceptionnel mais ils ne s'en doutaient pas sur le moment.

La porte derrière Edorel et Julius s'entrouvrit avec un léger grincement de bois.


« Révérence ! » Chuchota le serviteur aux deux hommes avant de refermer la porte. Mais rien à y faire. Soit les deux hommes avaient complètement perdu leur moyen comme si ils étaient revenus au temps de leur premières fois. Soit ils étaient tout simplement en admiration. La tête qu'ils faisaient ne permettait pas de déterminer l'un ou l'autre.

Elle appuya son impérial postérieur sur le bureau, croisa ses bras habillé d'albâtre, dissimulant un petit sourire amusé.

« Même pas une année que vous avez été forcé de fuir la cour du Zollernberg, et voilà que vous en avez oublier comment vous comporter en gentilshommes en présence d'une dame. »

Ce fut Julius qui réagit le premier, déployant tout ce que son éloquence, sa science de la rhétorique et son art oratoire lui mettait à disposition.

« Euh.

-C'est à dire que … Edorel le militaire à la harangue facile se lança dans une compétition oratoire avec son compère.

-On ne s'attendait pas …

-Pour être honnête … Ce … Ce détour n'était pas … Prévu ? Il se tourna vers Julius.

-Ahem … On avait supposé que c'était prévu … Mais après euh … ça n'était pas … confirmé.

-Voilà. »

La Princesse soupira, on pouvait deviner qu'elle levait les yeux au ciel et souriait devant le manque de moyen passager des deux hommes. Elle se releva, indiqua les sièges à ses hôtes et fit le tour de son bureau pour s'asseoir. Profitant du moment pour faire voir une épaisse tresse de cheveux auburn dépassant de son voile et barrant sa nuque. Julius et Edorel n'osèrent pas pendant un instant mais se doutant que la discussion ne durerait pas, ils se forcèrent à s'asseoir en face d'Elle.

« Pour tout vous dire, je me doutays que je feray cet effet sur vous, rayson pour laquelle j'ay jusqu'au dernier moment hésyter à vous convoquer en personne. Au final, c'est plus par curiosyté que par symple volonté de vous congratuler que j'ay fini par prendre cette décisyon. »

Julius et Edorel assis dans leurs sièges avaient des postures qui semblaient plus dire qu'ils n'étaient pas à leur aises, faut dire aussi que d'autres à leur places auraient eux les yeux énuclées, voir pire.

« Andromakys, vous a sans doute expliqué ce qui nous a mené à vous contacter sur votre île et ce qui nous a pousser à vous demander votre ayde. Mayntenant que je vous ays devant moy, je suys certayne de mon choix.

-Votre choix ? Demanda Julius.

-Mon pays n'est pas dans une situatyon confortable. Ys, est pour ainsy dire, en phase de réveil après un long coma. Coma qui luy a coûté sa place parmys les puyssances de l'Archipel. Nous sommes une proye facyle, de l'extéryeur comme de l'intéryeur de mes frontières. Nombre de pays se sont accaparés nos îles pendant un temps plus ou moins long mays au final ils ont fini par les abandonné, voyant que mon peuple ne pouvait être aussy facylement dominé que ça. Non sans avoir durablement affaibli nos forces. Tout cecy à mon sens constitue une rayson parfaitement valide pour ne pas symplement vous contenter de remercyement.

-Mais … Ou voulez vous en venir … Madame ? Demanda Gatline

-C'est symple. Mon Prince-Protecteur et son Sénéchal, Andromakys et de Frontyspys sont des militayres, comme vous. Mays contrayrement à vous ils n'ont pas autant d'expéryence politique qu'ils le voudrayent, de fayt, ils sont plus efficaces au front avec une armée à leur ordres, que derryère un bureau à édicter des loys et des édyts. Quant au navarque Norrys, eh bien, il est le dernyer des navarques de feu mon père encore en vye, et je ne puys me permettre de le voyr encore partir en myssion même pour un cas de force majeur.

Les deux premyers doyvent byentôt partir en Catharsys ou subsystent encore des foyers de résystance à mon autorité afin de mater et de punir les sédityeux. Norrys lui doyt rester icy à Venys veyller à ce que notre flotte se réarment et assure la pérennité de mon règne à venir. Ce que j'attends de vous est symple : je veux que vous restyez icy et que vous terminyez le travayl commencé. »

Edorel et Julius se regardèrent, incrédule. Ils avaient senti l'appel du pied venir. L'un se pencha vers l'autre comme pour commencer à en discuter entre eux mais la présence de l'altesse fantomatique rendait la chose quelque peu plus compliqué que d'habitude.

« Ahem … Commença Julius. Vous souhaitez que nous nous installions à Ys ?

-Oui.

-Mais nous. Nous avons des obligations ailleurs. Ajouta Edorel. L'ONA en l'occurence. Et nous mêmes avons déjà été fait citoyens dans d'autres pays …

-J'attendray symplement que l'on se lasse de vous à Talamanca. Ce quy ne saurayt tarder d'après les informatyons que j'en ai. Quant à vous Julius Muller, citoyen kolosiztanais, et vous Edorel Gatline citoyen armaréen, je veillerai à ce que l'on entrave pas l'obtentyon de vos citoyennetés yssoise. Je demanderay en outre à Andromakys de faire proclamer une loy permettant la double-natyonalité. Ainsy vous n'aurayt je le crois aucune rayson de ne pas venir. »

Silence gêné. Elle se leva de son bureau et sans doute sous le coup de cette action les deux hommes s’enfoncèrent imperceptiblement dans leur siège. Elle s'avança vers une fenêtre et de sa main souleva un pan de rideau pour regarder vers les jardins du Palais Écarlate.

« Le micromonde est un océan en pleyne tempête. Et nous tous sommes sous la menace d'être emporté par une vague dans les profondeurs. Chacun s'accroche donc à ce qu'il peut. Qui à un éperon rocheux, qui à un radeau de fortune. Parfoys ils s'entraident et ils survivent. Certain hélas ne trouvant ni l'un ni l'autre, pas même une main secourable ou un regard compatyssant s’enfoncent dans les profondeurs et s'offrent à Poséydon, Loué soit-Il.

Elle referma le rideau, se retourna et sembla leur faire face les yeux dans les yeux.

« Vous avez cette épée de Démoclys au dessus de la tête, refuseriez-vous la main secourable qui vous envoie une bouée ?


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MessagePosté le: Dim 30 Avr - 16:08 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident Répondre en citant

 
Citation:
Le sens politique de l’héritière du Trône des Yris n’était pas à refaire. Elle exprimait d’une voix tranquille l’avenir qui attendait les deux comparses à l’ONA dont elle avait par ailleurs une connaissance certaine. Sa proposition directe surprit les deux vieux briscards qui revenaient d’une odyssée incertaine dans les confins du micromonde connu, engagé plus par gout de tuer l’ennui que par valeur.

Julius rompit le court silence qui s’était installé :


Julius : Votre proposition est surprenante mais néanmoins généreuse. Nous avons servi un état pendant de longues années sans en être natifs et nous avons du en fuir après un coup d’état institutionnel. Edorel et moi sommes conscients qu’en tant qu’étrangers ayant quittés nos pays respectifs, nous ne pourrons jamais être chez nous nulle part. Votre offre est généreuse, je l’ai déjà dit, mais que ferions nous ici ? Que feraient nos familles ici ? Il faudra plus que des postes, il nous faut un avenir, l’espoir qu’un jour cet endroit deviennent notre foyer.

Edorel opinait du chef en restant silencieux. La princesse également, puis se redressa enlevant ses lunettes et défaisant le voile qui lui cachait le visage.

Bylitis : Le protocole atlante fait de moi une demi-déesse, héritière des atlantes dont la race existe encore bien qu’officyellement éteinte. Les yssois sont nos héritiers. Et ce protocole oblige les survivants du peuple atlante a une séparation stricte avec mon peuple et plus encore avec les étrangers. Chaque personne voyant l’Empereur ou l’Ympératrice est condamnée a se voir crever les yeux… sauf l’Archimandrite de l’Eglyse Poséydonyste, la Cour, le Doge ou le Prynce Protecteur ou… les Métaligores.

Edorel : Et nous ne faisons partie d’aucune de ces catégories.

Bylitys : Pour l’instant non. Mais les deux grandes familles métaligorales des Paxatagore et des Mytilène sont décymées. Il reste bien quelques nobles fin de race mais de fait la noblesse yssoise est a peu près dans le même état. Elle sera reconstituée pour que l’Empire survive en s’appuyant sur une caste de gouvernants avysés et de combattants courageux. Acceptez de devenir sujets yssois et je vous confierai à chacun l’honneur de me servir dans ma noblesse. Mon Chambellan m’a fait porter ces deux lettres cachetées que j’ai fait taper ce matin par la Chancellerie impériale. Elle élève le sieur Gatline à la dignité de Métaligore de Mytilène et au sieur Müller la dignité de Métaligore de Paxatagore. Cela avec les honneurs, les prérogatives, les terres et les biens qui sont rattachés a ces titres. Il va de soi que vos noms s’enrichiront des titulatures des Maisons Métaligorales relevée et cela ne pourra que rehausser votre yssité face à ceux qui, icy a Ys en douterait.

Le titre de Métaligore était le titre de noblesse le plus élevé à Ys, seuls se trouvaient au dessus les princes yssois, fort nombreux dans la Cour Impériale mais peu connus et l’Empereur lui-même. Son équivalent dans les noblesses des autres pays leur donnait l’équivalent au titre d’un duc et pair zollernois, d’un prince édoranais (les édoranais titrant a peu près tout et n’importe quoi avait créée avec le temps une inflation du titre) ce qui prouvait l’importance de l’offre.

Julius : Oh…

Edorel : Euh …

Bylitys : Prenez un moment pour y réfléchir, mais rappelez vous, nul n’a encore jamais vu une Ympératice yssoise, je m’en voudrais de devoir prendre vos yeux

La jeune fille quitta brièvement la pièce d’un pas léger puis, s’arrêtant sur le pas de la porte se tourna vers ses visiteurs :

Bylitys : Je serai dans mon petit salon, rejoignez moi quand vous vous serez décydés !

Les deux hommes restèrent seuls.

Edorel : Là j'avoue, je … Oh en fait non je la sens mal cette histoire, foutons le camp !

Julius : Norrys n’est pas loin, t’es sur que tu veuille que ce soit lui qui te les arraches tes mirettes ?

Edorel : Le temps qu'il arrive j'aurais neutralisé les gardes de la porte et dans cinq minutes on est sur l'Argoz …

Julius : Il faut écouter entre les lignes, les menaces sont du folklore yssois mal placé. Elle nous offre les deux dignités les plus élevées de son état.

Edorel : J'ai déjà participé à la reconstruction du Zollernberg, et on en connaît tout les deux la récompense, j’ai vu mieux comme offre qu’on ne peut pas refuser.

Julius : Et quel avenir avons-nous Edorel ? Je suis retourné au Zollernberg pour l’enterrement de Victor August. Nos noms ont disparus, nos terres et nos titres donnés a d’autres. Mon nom n’apparaît même plus dans les archives de l’université. Nous ne rentrerons jamais. Prya nous a accueillis pour mieux nous rejeter. Ici, tout est à faire. Et nous pourrions installer nos familles, nous aurions des terres. Le libéral zollernois que je suis trouve le système yssois quelques peu arriérés mais la technologie yssoise est bien plus en avance qu’ailleurs, le peuple est industrieux et courageux. Et puis le marin que tu es devrais apprécier que la plus grande puissance navale que le Micromonde n’ai jamais porté recherche des amiraux pour reconstruire sa flotte et la commander.

Il ne nous reste rien ailleurs. Les pryans et leurs alliés s’empareront de l’ONA dans quelques semaines et ils ne nous laisseront pas rester à Nautia, nous devrons partir, encore. Nous pourrions aller chez nos alliés, ou alors rester ici et construire là ou nous ne serions que des invités ailleurs.

Edorel : J'ai l'horrible impression de ne pas avoir le choix.

Julius : A moins que tu veuilles laisser tes yeux a Norrys, je propose que nous restions.

Edorel : Hmf … Soit. Du moment que j'ai ma retraite à taux plein …

Les deux hommes quittèrent le bureau pour rejoindre la princesse. Ils lui présentèrent le résultat de leur réflexion puis, firent acte d’allégeance à l’héritière légitime. Norrys qui était dans le coin accueilli ses nouveaux compatriotes d’une tape « amicale » dans l’épaule des deux comparses – Edorel échappant de peu a une épaule démise.

* * *


Deux semaines plus tard.


Le Grand Temple de Poseydon, sur l’Ysle Sacrée était verrouillé, ses accès contrôlés, seuls les élus passaient. Une grande foule se pressait aux abords, sur la Pyazza de Malesatysfactyon au nord de l’île et sur l’Avenue Ympériale qui menait jusqu’au Parvys Ecarlate.

La journée était magnifique, les yssois avaient laissé leur dur labeur de coté pour célébrer le couronnement de leur nouvelle souveraine.

Dans le Grand Temple, les rangs étaient combles, toute la haute noblesse mais surtout toute la cour impériale, des atlantes pur souche, laissaient apparaître plusieurs dizaines de rangs remplis de têtes blondes aux expression suffisantes. Julius et Edorel, bruns voire un peu grisonnants détonnaient dans l’assemblée. Il faut dire que la vieillesse bien que représentée par d’autres spécimens dans les travées du temple prenait un sens différent. Il était connu que les atlantes avaient une espérance de vie naturellement beaucoup plus longue que celles des yssois et des autres micromondiaux. Ainsi, il n’était pas rare qu’un atlante atteigne les deux cents ans et les dépasse. Julius put ainsi deviser avec une honorable vieille dame qui affirmait avoir séduit un empereur du Zollernreich durant sa soirée de mariage, un autre vieillard a peine marqué par les ans qui lui parla de son propre grand père qui avait assisté a la dix huitième reprise du Krassland oriental au XVIIe siècle et qui, marin émérite, faisait partie de ceux qui, ayant subrepticement quitté Ys qui était alors enfermée dans son isolement total avait posé le pied sur le continent sud qui n’avait été officiellement découvert par le reste du Micromonde qu’au début du XXIe siècle.

La cérémonie fut à la hauteur de ce qu’on peut se faire de l’idée d’une Ys attachée a sa tradition d’impératrice du Micromonde entier. L’Archimandrite sacra la jeune Bylitis arrivée dans le temple dans un cafetan de mauvaise toile brune, symbole de son humanité faillible, elle fut ointe, déshabillée cérémoniellement, ses seins ronds dévoilés et palpés par les deux Grands Palpateurs Ympériaux qui déclarèrent le « Duys habet et bene solidum » (elle en a deux qui sont bien fermes ) comme il était d’usage, ce a quoi l’assistance répondit « Poseydonys gratyas ! » en chœur, bien que les plus voyeurs concentrèrent leurs regards sur l’impériale poitrine. Puis elle fut habillée par les princes de la Cour.

C’est alors que Lool IX, Archimandrite de l’Eglise Poseydoniste  psalmodia pendant plusieurs minutes des paroles rituelles en yssois ancien et  véritable, puis l'archymandryte bénit les trois plus importantes régalias avant de les remettre :


"La couronne d'Amphitrys a longtemps attendu une tête digne sur laquelle se poser.

Par les Terres, je te la confère, Bilitys, au nom d'Archydamnos, pour que tous te reconnaysse et que nul te renye.

L’Archimandrite s’approcha de la princesse et posa sur sa tête la Couronne d'Amphitrys:

Le sceptre d'Adminystratyon à longtemps attendu qu'une mayn digne la porte,

Par les Cyeux, je te le confère, Bilitys, au nom d'Alexandre, que ton règne s'accomplysse dans la justyce et le droyt.

*remise du sceptre*


Le trident de Poséydon à longtemps attendu qu'une main ferme se renferme sur luy.

Par les Océans, je te le confère, Bilitys, au nom de Caranys, pour que nul n'entrave ton règne sans subir ton courroux.

*don du trident*


L’Ympératrice, dotée des insignes de son pouvoir fut acclamée rituellement une fois, avant que l’Archimandrite reprit la parole :

Archimandrite : Tu es Bylitys, Ympératrice d’Ys et de ses dépendances, Reyne de Catharsys et de Locquetys, Princesse de Venys et de Constantinopolys, Protectryce de Pseudopolys, Seigneuresse des Terres Émergées du Micromonde, Lieutenante de Poséydon et Gouverneure de la Sainte Eglyse Poséydoniste, que ton règne soit long, prospère et que ta jouyssance demeure sans autre limite que celles justement posées par Notre Seigneur Poséydon. Loué soit il !

L’assemblée reprit en cœur « Loué soit il ! »

L’Ympératrice se leva et rendit certains de ses insignes et appela auprès d’elle l’Amiral Norrys qui portait l’imposante épée impériale. Elle fit dégainer des deux mains l’instrument et fit approcher Julius et Edorel qui se placèrent à genoux entre l’assistance et l’Ympératrice.

Bilitys : Qu’il soit dit partout que j’ai pris la décisyon en tant qu’Ympératryce d’Ys et du Micromonde connu que je dois mon trône et le bonheur du peuple yssois au courage et à l’engagement de deux étrangers qui ont rysqué leur vie pour la plus grande gloire du Sérényssime Empire.

Marquant une pause, elle reprit en posant l’épée sur l’épaule d’Edorel :

Bylitys : Qu’il soit dit et connu de tous qu’Edorel Gatline, comte de Caztelmaure est élevé à la dignité de Métaligore de Mytilène avec la jouyssance des biens de cette Mayson pour lui et sa famille ! Il prendra le nom de Mytilène qu’il assocyera à son propre nom et dirigera en mon nom les terres de Mytilène.

Puis, posant l’épée sur l’épaule droite de Julius :

Bylitis  Qu’il soit dit et connu de tous que Julius Müller, vicomte de Finkelstein, Chevalier de Battenberg est élevé à la dignité de Métaligore de Paxatagore avec la jouyssance des biens de cette Mayson pour lui et sa famille ! Il prendra le nom de Paxatagore qu’il assocyera à son propre nom et dirigera en mon nom les terres de Paxatagore et notre colonie du Boukystan... et maintenant allez m'enfiler un caftan, ces frusques sont indigne de vous, dit l'Ympératrice en pointant les complets trois pièces des deux nouveaux promus.


Anoblis le jour même du couronnement, la légitimité des deux nouveaux métaligores étaient garanties et reconnue par la noblesse yssoise. Et l’histoire yssoise retiendra que le premier Empire du monde avait retrouvé son chef grâce a deux aventuriers venus d’ailleurs pour se mettre à son service.




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:16 (2017)    Sujet du message: Opératyon Trident

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