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HISTOIRE : Les rapports entre l’Empire et la religion à Ys au XIIIème siècle : la guerre des Pipes

 
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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 02:53 (2016)    Sujet du message: HISTOIRE : Les rapports entre l’Empire et la religion à Ys au XIIIème siècle : la guerre des Pipes Répondre en citant

 
Citation:
Conférence donnée au colloque de l’universyté de Nautia 
Les rapports entre l’Empire et la religion à Ys au XIIIème siècle : la guerre des Pipes 
Par Marilyse Emphetuocle
 

Il convient à titre liminaire de préciser à nos jeunes lecteurs l’état de l’Empire yssois au XIIIème siècle. Celuy-ci est au sommet de sa puyssance. Il s’étend sur des territoires considérables, sa richesse est énorme, ses commerçants silonnent les mers et procèdent à des échanges avec tous les peuples du monde, même les plus arriérés (comme les Syldaves). L’Eglyse Poseydonnienne est également au chef de sa puyssance spirituelle.


C’est alors que va surgir un conflit important entre les Archimandrites et les Empereurs, conflits connus sous le nom de guerre des pipes. L’objet de la présente étude est d’en rappeler l’origine et les principales manifestatyons.


Causes profondes du conflit. Le pouvoir impérial s’était progressivement construit, au cours des siècles précédents, sur la dominatyon des seigneurs féodaux, sur la richesse des cités commerçantes et sur le soutien sans faille apporté par l’Eglyse de Poseydon, seule force qui avait traversé les âges sans dommages.


Au cours du XIIème siècle, les Empereurs ont réussy à mater les seigneurs féodaux, obtenant la soumyssion des principaux Ligore, puys, au XIIIème siècle, la soumyssion définitive des Mytilène (1245) et des Paxatagore (1269). L’Empire ainsy pacifié, les cités commerçantes commencèrent à vouloir se rebeller et exigèrent des privilèges sans cesse plus importants. Clairvoyant, Penys Ier le Long, accorda des chartes libérales aux cités, favorysant ainsy leur développement, tout en obtenant en échange d’importantes sommes d’argent. L’équilibre entre pouvoir des cités et pouvoir impérial s’est ainsy maintenu tout au long du XIIème siècle.


Cependant, l’Eglyse de Poseydon, qui avait loyalement soutenu les forces ympériales, entendait elle aussy tirer les bénéfyces de la toute puyssance de celles-cy. Les archimandrites pressaient les Empereurs de leur accorder des chartes identiques, pour assurer la richesse des abbayses et des temples. Les cités, désireuses de contrer le monopole alors reconnu aux Temples sur les opératyons bancaires, pressèrent les Empereurs de refuser ces demandes de l’Eglyse.


L’Eglyse de Poseydon entra ainsy progressivement en conflit larvé avec l’Empire. Les archimandrites furent choysis parmi les vieilles familles yssoises arystocratiques, hostiles à l’Empereur. Partout, les mandrites et les prêtres luttaient contre l’adminystratyon ympériale, condamnant les exactyons des armées de l’Empire, refusant les prélèvements d’impôts, appelant les paysans à la révolte. La prodigieuse force de l’Eglyse était en marche.


C’est dans ce contexte qu’en 1287 que commença la guerre des pipes.


Causes immédiates. Les Archimandrites dysposaient d’un pouvoir temporel consydérable, dont l’origine se perd dans la nuit des temps : celuy d’exiger de toute femme nubile et déflorée, en tout lieu et à tout moment, une fellatyon. Ce droit exorbitant, appelé droit de pipe, était alors consydéré comme un privilège religieux, don de Poseydon à son légat sur terre. Aussy loin que les manuscrits (sans doute falsifiés) remontaient, ils faysaient référence à ce droit.


L’Empereur, en butte avec le pouvoir religieux, essaya de s’arroger le droit de pipe. Il ne s’agyssait pas seulement de profiter des bénéfices considérables que ce droit apportait à son titulaire : le but évident de cette manoeuvre était de montrer que l’Empereur était, lui aussy, le légat de Poseydon sur terre, et qu’il avait les mêmes droits et prérogatives que l’Archimandrite. L’Empereur choysissait de se défendre par l’attaque !


En 1287, le 12 juillet, l’Empereur Pénys II, dit le court, convoqua donc son conseyl, et, en présence de l’archimandrite Egbertos II, il promulga l’Edyt de Pipage, qui donnait à l’Empereur et à l’ensemble de ses fils et descendants, le droit de pipe. Et, afin de bien marquer sa supériorité, il commanda à ses soldats de s’emparer d’Egbertos II et de lui couper le sexe. Symboliquement, l’Empereur refusait ainsy à l’Archimandrite tout exercyce de son droit de pipe. Dans le même temps, et pendant qu’Egbertos était déshabillé, Penys II usait pour la première fois de son droit de pipe sur la personne d’Eglantine, l’épouse d’Egbertos II.


Cette attaque massive contre l’Eglyse marqua le déclenchement de la guerre des Pipes.


Excommunicatyon et archimandrites. Lorsqu’il fut de retour chez luy, Egbertos II réunit aussytôt les prêtres et grand-prêtres du Temple de Poseydon. Ensembles, ils décydèrent d’excommunier l’Empereur, qui avait gravement attenté à la personne de l’Archimandrite et aux pouvoirs et privilèges de l’Eglyse. La bulle d’excommunicatyon du 13 juillet 1287 partit dans tout l’Empire, qui fut ainsy informé de l’ignominie de l’Empereur. Plusieurs régions se soulevèrent contre l’Empereur, notamment les Métaligore de Mytilène et de Paxatagore, qui appelèrent à la rébellyon contre "un acte si contraire aux bonnes moeurs".


Leurs troupes à peine réunys, l’Empereur Pénys II, sentant le danger venir, fit assasyner Egbertos II et épousa à toute allure Eglantine, dont il avait apprécyé tout particulièrement les qualités de suceuse. Il réunit de force un Concyle électoral et imposa qu’un prêtre proche du pouvoir, Pistylle d’Yris, soit désigné comme archimandrite. Contraints de céder à la menace des armes, les prêtres l’élirent. Pistylle d’Yris confirma immédiatement le privilège de l’Empereur. Et, surtout, Pénys II octroya le droit de pipe aux Métaligore de Mytilène et de Paxatagore, par Edyt du 19 septembre 1287. Aussitôt, ceux-cy estimèrent que les hostilités n’avaient plus lieu d’être.


Les grands-prêtres et prêtres du Temple de Poseydon, ecoeurés, se retirèrent alors en secret dans une crypte, où ils élirent l’un d’entre eux, Popaul Ier, comme archimandrite. A peine son électyon connue, Popaul Ier fut contraint de s’exiler dans une abbayse de campagne, pour fuire la vindicte de Pénys II.


Pendant un certain temps, l’Eglyse vécut ainsy avec deux archimandrites, Pistylle d’Yris et Popaul Ier.


La bataille des Sots d’Omie. Popaul Ier, nullement échaudé par la facilité avec laquelle l’Empereur avait acheté le ralliement des Métaligores, commença en 1289, une grande tournée dans les provinces éloignées, pour tenter de lever une armée. Les prêtres soutenaient son actyon et il dysposait d’un trésor important. L’armée de Popaul Ier se réunit finalement dans la plaine d’Anys, non loin du village d’Omie. C’est là où l’Empereur vint lui chercher bataille.


Cette bataille, particulièrement meurtrière, se solda par une défaite des deux armées, lessivées, et la mort de Pénys II et de Popaul Ier. C’est à cause de la bêtyse particulière de cette bataille qu’elle porte le nom de bataille des Sots d’Omie.


Pénys III succéda à son père, et un nouveau prêtre fut élu archimandrite, dans le camp des dyssidents. Il prit aussitôt le nom de Popaul II et entreprit une nouvelle tournée pour lever une nouvelle armée. Cependant, ses partysans ne tenaient pas à renouveller le désastre des Sots d’Omie et Popaul II fut contraint de finir sa vie dans une abbaye perdue au fin fond des terres Syldaves.


L’archimandritat d’Astra Khan. Troys ans plus tard, en 1297, Pistylle d’Irys décéda de sa belle mort. Les prêtres se réunirent alors dans le plus grand secret et désignèrent l’un des leurs, connu pour sa modératyon, comme Archimandrite, plaçant ainsy Pénys III devant le fait accompli. Astra Khan, le nouvel archimandrite, entreprit une politique de réconciliatyon avec l’Empereur. Pénys III, qui n’était que modérément membré, était lui aussy d’avys qu’un compromys était possible.


Lors d’une réunyon au sommet entre Pénys III et Astra Khan, une tentative d’esquysse de solutyon se dessina. Mays, les exigences des deux camps étaient trop grandes, et l’on se sépara sans accord (Sommet de La Motte, 1299). Astra Khan provoqua, troys ans plus tard, une nouvelle négociatyon, qui échoua également (sommet de La Touffe, 1302).


La situatyon restait tendue. Plusyeurs incidents marquèrent la période, comme la pryse de l’Abbayse de Thélème par une troupe de jeunes ligores en ruts, en 1305, mené par Adroclet de Paxatagore. Ils prirent de nuit l’Abbayse et exigèrent des nones le droit de pipes. L’Archimandrite, furieux, exigea des compensatyons. L’Empereur refusa de les lui donner au motif qu’Adroclet de Paxatagore, héritier des Métaligore des Paxatagore, jouyssaient du droit de pipe depuys l’Edyt de 1287. L’Archimandrite exigea alors que ses accolytes lui soient livrés, car eux ne jouyssaient pas du droit de pipe. Un compromys fut finalement trouvé, cinq des jeunes assaillants furent livrés à l’Eglyse pour être prys par le fondement. Mays, Adroclet de Paxatagore ne l’entendait pas de cette oreille et monta une expédytion pour libérer ses proches, enlevant au passage l’épouse d’Astra Khan, Albertyne. L’Archimandrite Astra Khan excommunia Adroclet de Paxatagore et demanda justyce à l’Empereur, qui la lui refusa une foys de plus (Adroclet de Paxatagore avait eu la bonne ydée de livrer à Pénys III la belle Albertyne, que celuy-ci convoitait depuys longtemps). Même, il nomma Adroclet de Paxatagore Doge d’Ys et exigea que l’Archimandrite lui jure fidélité. L’Eglyse ne pouvait en supporter autant, et se révolta. Astra Khan excommunia Pénys III et Albertyne, et obtint le soutien des Métaligore de Mytilène et des Ligore Emphetuocle, jaloux de l’aval que prenaient les Paxatagore sur Pénys III.


Pénys III périt heureusement, assasyné par Albertyne lors d’un coït prolongé. Adroclet de Paxatagore ne dut son salut qu’à une fuite éperdue vers ses terres : les troupes des Mytilène et des Emphetuocle envahirent le Palays Ympérial et mirent fin à la dynastye des Pénysoïdes. Javier Emphetuocle fut élu Empereur en 1310, et fit le serment de ne plus s’arroger les privilèges et pouvoirs de l’Eglyse. Astra Khan fut nommé Doge et étendit le pouvoir de l’Eglyse comme jamays auparavant.


Questions 

Cyril Dejonghe De manière plus générale, de quand date la séparation de l’Eglyse et de l’Etat à Ys ?


Marilyse Emphetuocle De jamays. L’Eglyse et l’Etat ne sont pas séparés, à Ys, Poseydon nous en protège !
Cyril Dejonghe Il semble que le culte de Poséydon possédait plus un prestige qu’un réel pouvoir politique en 1287, d’où ma question : n’aurait-il pas été plus sage pour Penys II d’éviter de jeter de l’huile sur le feu ?


Marilyse Emphetuocle J’ai du mal m’exprimer. Le pouvoir politique de l’Archimandrite reposait sur son réseau très importants de paroysses et de Temples, qui couvraient le pays de façon bien plus systématique que l’adminystratyon ympériale. La richesse de l’Eglyse était très importante également, à la foys par ses biens et ses revenus qui lui permettaient d’engager des forces importantes, y comprys pour faire le coup de poing (c’est pourquoi Popaul Ier n’eut pas beaucoup de difficulté à engager une armée). Enfin, le prestige dont vous parlez était considérable et donnait par là même un important pouvoir politique au Temple de Poseydon.


Il aurait été probablement plus sage pour Pénys II d’éviter de jeter de l’huile sur le feu ? Cela reste de l’hystoire-fictyon. Toutefoys, il faut noter que la politique de puyssance de l’Empereur l’avait conduit à donner une certaine autonomie aux cytés. L’Eglyse voulait également une telle autonomie (notamment pour éviter les pressyons fyscales importantes). Si l’Empereur l’avait accordé, il courrait le rysque de voir son Empire morcelé entre villes et abbayes. A mon avys, le renforcement de la puyssance ympériale impliquait une sujétyon totale et entière du pouvoir religieux. Cela n’eut jamays lieu et un équilibre précaire qui subsyste encore aujourd’hui s’installa entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux.
Cyril Dejonghe Quels étaient les prérogatives respectives de l’archimandrite, de l’empereur et du doge ?


Marilyse Emphetuocle C’est une questyon très large et assez anachronique. Chacun faysait un peu ce qu’il voulait, du moment qu’il dysposait des moyens de le faire (ce qui était assez rare, n’oublions pas que nous sommes au XIIème siècle), et que les autres ne décydaient pas de l’empêcher.


Cyril Dejonghe Quelle forme prit l’assasynat de Penys II par Albertyne ?


Marilyse Emphetuocle L’empoysonnement intra-vaginal.


Cyril Dejonghe Comment se déroula la fin de la vie d’Adroclet ? Quelles furent les conséquences de sa déchéance sur la puissance de la famille Paxatagore ?


Marilyse Emphetuocle Sur la vie d’Adroclet, le mieux est que M. de Paxatagore réponde.


Sur votre seconde questyon, il me semble que cela n’eut pas beaucoup de conséquences. En effet, les Paxatagore avaient des fiefs importants, et étaient utiles à l’Empereur. Comme les autres grandes familles nobles, ils ne furent jamays écartés très longtemps du jeu politique. En l’espèce, c’est le grand frère d’Adroclet, Théophilos, qui était Métaligore de Paxatagore, et non Adroclet. Théophilos donna un petit fief à Adroclet qui l’adminystra jusqu’à la fin de sa vie. L’Eglyse se contenta de cette forme de sanctyon.


Cyril Dejonghe Reste que je m’étais mal exprimé, excusez ma méconnaissance de la culture yssoise mais : L’Archimandrite représentant l’autorité spirituelle et l’Empereur le pouvoir temporel, quelles sont/étaient les fonctions du Doge, et n’y a-t-il pas incompatibilité (légale ou non) dans le cumul des fonctions ? Je m’interroge ainsi sur la toute puissance apparente d’Astra Khan : elle a dû déclencher pas mal d’inimitiés. Connaissant la réputation des grandes familles yssoises, je m’interroge sur leur manque de réaction... mais peut-être cela déborde du cadre de votre intervention...


Marilyse Emphetuocle Il n’y a pas de réponse absolue, et bien évidemment les hystoriens débattent sur ces points. Il est arrivé plusieurs foys que l’Empereur se désgyne lui-même archimandrite, mays cela a toujours été mal vu par la populatyon et par l’Eglyse, et cela est toujours resté passager (soit qu’il abdiquait de ses fonctyons d’archimandrite, soit qu’il était assassyné). En revanche, il n’y a pas de cumul possible entre les fonctyons de Doge et d’Empereur : la fonctyon de Doge n’était pas permanente à l’époque, elle ne l’est devenue que plus tard, lorsque l’adminystratyon de l’Empire est devenue trop complexe pour qu’un seul homme, l’Empereur, puysse la diriger. Un Doge était nommé dans deux cas : - quand la bourgeoysie d’Ys-Capitale l’imposait, parce qu’elle estimait l’Empereur incapable ou au contraire tyranique, - quand l’Empereur voulait s’attacher les servyces et les relatyons de quelqu’un (c’est ainsy qu’Adroclet de Paxatagore a été nommé Doge). C’était alors un strapontin symbolique, l’Empereur continuant à exercer la réalité du pouvoir. L’équilibre du pouvoir était donc fonctyon d’un rapport de force entre l’Empereur et la bourgeoysie d’Ys cité, ainsi qu’avec les arystocrates des provynces.


Quant au pouvoir d’Astra Khan, il fut évidemment très important. L’arystocratie était cependant assez divysée sur la questyon et, malgré tout, assez favorable au respect des tradytions, donc des prérogatives de l’Eglyse de Poseydon, et assez hostile à l’Empereur. La mainmyse d’Astra Khan sur l’Etat se traduysit par un recul de l’influence de l’Empereur sur les provynces, ce qui arrangeait bien les arystocrates. Cette situatyon était également passagère, puysque les enfants d’Astra Khan ne lui succédèrent pas.




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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 02:53 (2016)    Sujet du message: Publicité

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